‹ Œuvres dramatiques de N. DestouchesChapitre 90 sur 357 · GÉRONTE, ISABELLE, LISETTE · texte numérisé non relu

GÉRONTE, ISABELLE, LISETTE

G'^llOfr TE , d'aii ëinriatlt.

Ah ! vous voilà , ma fille! 8h quoi ! toujours rêveuse ? QuVvez-vbus, dites-moi ? Ne soyez point honteuse.

JSAlfKLLK.

Moi? qu'aurois-je,«mon père?

GEROWTE.

Ah ! vous dissimulez.

Ouvrez-moi vôtre cœur. Que vans feut-il ? Parlez.

LIBETTF.

la chose à deviner n'est pas bien difficile.

GÉRONTE, brusquement.

Je ne tous parle pas, vous êtes trop habile,

(* Isabelle.) Vous savez l'amitié que j'eus toujours pour vous.

ISABELLE

Il est vrai, c'est pour moi le bonheur le plus doux.

GÉRONTE

Vous êtes inquiète.

LISETTE

O la grande merveille, Qu'une fille à vingt ans ait la puce à l'oreille!

GÉRONTE

Pourquoi me réponds-tu ? Je ne te parle pas.

LISETTE

Je me réponds à moi.

GiRONTE.

Réponds-toi donc tout bas.

(àlttbeUe. )

De ce que vous pensez me ferez-vous mystère?

ISABELLE

Moi ? je ne pense rien que je veuille vous taire.

LISETTE

Il est certains secrets qu'on renferme en dedans, Et dont les pères sont de mauvais confidents.

GÇRONTE.

Taisrtoi.

LISETTE

Je ne le puis , Monsieur, en conscience.

GÉRONTE

Je le veux.

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