ACTE I, SCENE III. ia
LISETTE
. ( Elle le prévient, quand il Teut parler. )
Qu'il est dur de garder le silence !
G^RONTE, à ia fille.
Enfin.
Hais on le veut, il faut bien obéir.
G3ÉRONTE, à sa fille.
Je sais....
LISETTE
Je me tairai , quand j'en devrois mourir. (Elle rencontre les yeux de Gérante, qui lui jette un regard terrible.) GÉRONTE.
Avouez le sujet de votre rêverie.
Ne souhaitez-vous pas ?...
ISABELLE
Quoi!
GiRONTE.
Que je vous marie ?
LISETTE
Ma foi , vous devinez.
ISABELLE
Je le souhaite , moi ?
LISETTE
Eh ! vous n'en mourriez pas ; ni moi non plus , je croi.
G^RONTE.
Lisette parle bien, et j'aime sa franchise. Suis son exemple, allons.
ISABELLE
Que faut-il que je dise?
ia6 l/INGRÀT.
Que tu veux un mari ; ne dissimule point.
ISABELLE
U me sied assez ma! de parler sur ce point.
Cependant j'obéis. Si pour le mariage
On consulte mon cœur, j'y vois mon avantage;
Rien ne peut me flatter plus agréablement
Si Ton veut m'engager sans mon consentement ,
Je hais le mariage, et je serai ravie
D'être comme je suis le reste de ma vie.
G^RONTE, à part.
De mon benêt de frère elle a pris les leçons.
( haut. )
Contraignons-nous pourtant Je goûte vos raisons , Ma fille , et de ma part vous n'avez rien à craindre. Allez y je vous promets de ne vous point contraindre. Ça , découvrez-moi donc le fond de votre cœur. Cléon....Vous rougissez?
LISETTE
Eh ! franchement , Monsieur , U joint bien du mérite à sa haute naissance.
CÉ honte.
Il vient ici souvent ?
LJ$,ETTjïf à p^.
Plp? frpuyept qu'il ne pense.
GjÉHWrw,, *ja$k.
Dites donc?
Quelquefois.