SCÈNE VIII
JEANNK, seule.
Tu chancelles vers la mort. C'en est fait. [Elle i éloigne de lui et s'arrête pensive.] Vierge divine, tu as mis ta force en moi; tu armes ce faible bras de ta puissance ; tu remplis ce cœur d'une inexorable rigueur. Mon âme se révolte de pitié, et ma main tremble lorsqu'il faut détruire dans sa fleur la vie d'un adversaire. Je frémis comme si j'allais violer le sanctuaire d'un temple, et je suis émue même avant de tirer l'acier élincclant de son fourreau. Cependant, s'il faut qu'il en soit ainsi, ta force s'empare de moi, et le glaive, de lui-même, comme animé d'un vivant esprit, guide ma main tremblante et frappe des coups certains.
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