‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 194 sur 637 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

UN CHEVALIER, cachépar «a vmére; JEANNE,

LE CHEVALIER

Fuis! ton heure estvenue;je t'ai cherchée dans tout le champ de bataille ; fantôme terrible, retourne aux enfers dont tu es sorti.

JEANNE

Qui es-tu, toi que ton mauvais ange amène devant moi? Ta démarche annonce un prince; je ne vois rien d'Anglais en toi, et je reconnais les couleurs du duc de Bourgogne; devant ces signes j'abaisse mon épée.

LE CHEVALIER

Fuis, réprouvée ! tu ne mérites pas de mourir de la noble main d'un prince. Ta tête infernale doit être abattue par la hache du bourreau, et non par la redoutable épée du royal duc de Bourgogne.

JEANNE

Ainsi tu es le duc lui-même?

LE CHEVALIER, levant sa visière.

Je le suis, malheureuse; tremble et n'espère plus. Les artifices de Satan ne peuvent plus te secourir, tu n'as vaincu jusqu'ici que de timides enfans ; c'est un homme qui est devant toi.

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