‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 253 sur 637 · I.EICKSTEa · texte numérisé non relu

I.EICKSTEa

Il est vrai, j'ai donné ma voix pour sa mort au tribunal; dans le conseil d'Étal je parle d'autre sorte. Il ne s'agit pas ici de discuter ce qui est juste, mais ce qui est avantageux. Kst-ce maintenant le moment de la regarder comme dangereuse, quand son seul appui, quand la France iabandoiuiC; quand vous allez accorder au fils de ses rois l'heureux don de votre main, quand l'espoir de voir naître une nouvelle race royale réjouit l'Angleterre? Pourquoi lui donner la mort? N'est-elle pas déjà morte? C'est l'oubli des hommes (jui est la vraie mort. Gardez-vous de l.i rappeler a la vie en excitant h compassion. Mon avis est donc qu'on laisse subsister dans toute sa force la sentence qui condanuie sa tète : qu'elle vive, mais qu'elle vive sous la hache du bourreau; et si un seul bras s'arme en sa faveur, qu'aussitôt sa 'ôte tombe-

THÉÂTRE DE SCHILLER

ELISABETH 56 lèvC.

Mylords, j'ai écouté vos avis, et je vous remer-

cie de votre zèle. Avec l'aide de Dieu, qui éclaire l'esprit des rois, j'examinerai vos motifs et me déciderai pour ce qui me semblera plus sage.

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