‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 292 sur 637 · SCÈNE vin · texte numérisé non relu

SCÈNE vin

Lbs PRl?cifnF,NS ; LEICESTER, BURLEIGH et PAL'LKT. f.eicester reste tout-à-fait dans l'éloignement mns lever les yeux. Burleigh, qui observe ta contenance, s'avance entre la reine et lui.

BURLEir.II.

Lady Stuart, je viens recevoir vos derniers cornmandcmens.

MAHIR.

Je vous remercie, myiord.

BURLEIGH

La volonté de ma reine est qu'on ne vous refuse rien de ce qui est juste.

MARIE

Mon testament contient mes dernières volontés. Je 1 ai mis entre les mains du chevalier Paulet, et je demande qu'il soit lidèlcw-iu «■»<«r.mé.

PAULET

Soyez en repos sur ce point.

AlAKIE.

Je demande qu'on laisse mes serviteurs, sans qu'il leur soit fait aucun mal, se rendre soit en Ecosse, soit en France, là où ils désireront et demanderont d'aller.

BURLEIGH

Cela sera fait ainsi que vous le souhaitez.

MARIE

Et puisque mon corps ne pourra reposer en terre sainte, je souhaite qu'on permette à ce Adèle serviteur de porter mon cœur à mes parens en France. Hélas ! il y a toujours été.

BURLEIGH

Cela sera fait. N'avez-vous rien de plus ?

MARIE

Portez à la reine d'Angleterre mes adieux fraternels. Dites-lui que de tout mon cœur je lui pardonne ma mort; je me reproche avec repentir mon emportement d'hier. Que Dieu la conserve et lui accorde un règne heureux!

BURLEIGH

Dites, êtes-vous revenue à une meilleure résolution ? Rejetez-vous encore l'assistance du doyen ?

MARIE

Je suis réconciliée avec mon Dieu. Sir Paulc je vous ai, contre mon gré, fait beaucoup demi je vous ai ravi l'appui de votre vieillesse. AU laissez-moi espérer que vous ne garderez pas de moi un souvenir de haine.

PAULET lui prend la main.

Dieu soit avec vous ! Allez en paix.

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