SCENE VL
Les Précédens, LA COMTESSE TERZKY.
LA COMTESSE, précipitamment.
Mon mari m'envoie ici. Voici le moment important. Il faut qu'il se rende au festin. [Ils n'oit point fait attention à ce quelle a dit; elle s a-^ vance entre eux.) Séparez-vous. [
THÉCLA. '
Non, pas encore; il y a à peine un instaut qu'i est ici.
LA COMTESSE
Le temps s'écoule rapidement pour vous, ma nièce.
MAX
Il n'y a rien de pressé, madame.
I,A COMTESSE
Partez, partez; on s'aperçoit de votre absence ; votre père vous a déjà demandé deux fois.
THÉCLA
Eh bien 1 son père...
LA COMTESSE
Vous l'entendez, ma nièce.
THÉCLA
Doit-il donc être sans cesse avec ses compagnons? ce n'est pas là sa place. Ce sont des hommes graves et expérimentés; il est trop jeune pour être au milieu d'eux; cela ne convient pas.
LA COMTESSE
Comment! voudriez-vous le retenir ici?
THÉCLA, vivement.
Comme vous le dites, c'est là ma pensée. Oui, qu'il reste ici, qu'il laisse les généraux discourir.
LA COMTESSE
Éles-vous donc insensée, ma nièce? Comte, vous savez les conséquences.
MAX
II faut obéir, madame; adieu. [Thécla se détourne de lui.) Que dites-vous?
LES PICGOLOMINl
THÉCLA, sans le regarder.
Uien ; vous le voyez,
MAX
Puis-je, si vous êtes irritée...
" 'approche d'elle, Leurs yeux se rencontrent. Elle se ;it un moment, puisse jette dans ses bras; il la presse ur son cœur.
LA COMTESSE
Partez ; si quelqu'un entrait! J'entends du tumulte, des voix étrangères s'approchent.
: s'arrache des bras de Thécla et sort : la Comtesse accompagne. Thécla la suit d'abord des yeux, elle se romène avec agitation dans la salle, puis s'arrête . rdue dans ses pensées. Une guitare est sur la table , lie la prend , et après avoir un instant préludé tristeaent, elle chante.
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