‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 375 sur 637 · VV.4IXEXSTE1N · texte numérisé non relu

VV.4IXEXSTE1N

Autrefois Ferdinand m'a été si favorable! Il ...aimait, il m'estimait; nul n'était plus que moi près de son cœur: quel prince a t-il honoré autant que moi ? Et finir ainsi !

hX COMTESSE.

Si vous gardez un si fidèle souvenir des moindres faveurs, n'avez-vous donc aucune mémoire des affronts? Je vais vous rappeler ici quelle récompense reçurent à Ratisbonne vos fidèles services. Vous aviez oiïensé tous les princes de l'empire; pour le servir, vous aviez accumulé la haine, la malédiction du monde entier; dans toute lAllemagnc, vous n'aviez pas un seul ami, parce que vous seul étiez dévoué à votre empejeur. Au milieu de cette tempête qui s'éleva contre vous à la séance de Ratisbonne, vous ne pouviez avoir que lui j)0ur appui : il vous a laissé succomber, il vous a laissé abattre, il vous a sacrifié à l'orgueilleux ' Bavarois. Et ne me dites pas que votre première dignité rendue a réparé une si cruelle injure! Ce n'est pas sa volonté qui vous a replacé où vous ôles; c'est la dure loi de la nécessité qui vous a dorté à cette place qu'on veut encore vous ravir.

■\V.\LLEXSTEIX.

11 est vrai, ce n'est pas sa volonté qui m'a rendu mon pouvoir ; je le dois à son affection pour •moi : c'est d'elle que j'abuserais, et non de sa confiance.

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