‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 397 sur 637 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

LA COMTESSE TERZKY arrive par une porte latérale.

Non, je ne puis supporter plus long-temps... où sont-ils? personne en ces lieux!... ils me laissent seule , seule dans cette terrible anxiété. Il faut me contraindre devant ma sœur, paraître calme, et renfermer mes souffrances dans mon cœur déchiré... Je ne puis soutenir cette idée... Si le sort se déclarait contre nous, s'il nous fallait passer chez les Suédois, non comme d'honorables alliés accompagnés d'une armée puissante et nombreuse, mais comme des fugitifs dépouillés et les mains vides ! S'il nous fallait errer de contrée en contrée comme le Palatin , et promener en tous lieux le honteux souvenir de notre grandeur passée. . . Non , je ne puis songer à un pareil moment ; et quand il supporterait une telle chute, moi je ne supporterais pas de le voir ainsi tombé.

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SCÈiNE XII.

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