‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 404 sur 637 · SCÈNE XVL · texte numérisé non relu

SCÈNE XVL

Les Précédens, BUTTLER.

BUTTi.EK , en toute hâte.

On a eu grand tort , mon général.

WALLENSTEIN

Quoi?

BUTTLER

Cela nous fera tort auprès de ceux qui pensent bien.

WALLENSTEIN

Quoi donc?

BUTTLER

C'est déclarer trop clairement la révolte.

WALLEi\STEl\.

Qu'est-ce donc?

BUTTLER

Les régimcns de Terzky ont arraché de leurs drapeaux l'aigle impériale pour y placer votre écusson.

le sous-officier, aux Cuirassiers.

Allons , marche !

WALLENSTELN.

Maudite soit cette idée et celui qui l'a donnéelw (Aux Cuirassiers, qui se retirent.) Arrêtez, mc«^ enfans, arrêtez! c'est une erreur ; écoulez : je la punirai sévèrement; écoutez moi. Ils n'entendent rien. {A Illo.) Suivez les; qu'on les persuade, qu'on les ramène à tout prix. [Illo sort.) Cela nous pré cipite dans notre ruine. Buttlcr, Buttler, vous êtes mon mauvais génie. Pourquoi venir m'aniioncer ceci dans ce moment? Tout était en bon chemin; ils étaient à moitié gagnés... Les misérables! avec leur empressement irréfléchi... Ah! le destin se joue cruellement de moi. C'est le zèle de mes amis et non la haine de mes ennemis qui me jette dans l'abîme.

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