SCÈNE VII
Les Précédens , MACDONALD , DEVEROUX, avec des hallebardiers , puis UN DOMES- TIQUE.
GORDON se jette entre Buttler et eux.
^ Non, barbare! il te faudra d'abord passer sur
mon corps, je ne souffrirai point une telle horreur.
BUTTLRR , l'écartant.
Vieillard insensé !
On entend les trompettes dans l'éloignement.
MACDONAI.D et DEVEROUX.
Les trompettes des Suédois. Voilà les ennemis devant Égra, hâtons-nous.
GORDON
Dieu! Dieu!
BUTTLER
Allez à votre poste , gouverneur.
Gordon sort en toute hâte.
UN DOMESTIQUE entre.
Qui fait du bruit ici? Silence! le duc repose.
DEVEROUX, d'une voix terrible et élevée.
Ami, c'est ici le moment d'en faire, du bruit.
LE DOMESTIQUE, poussant un cri.
' Au secours! au meurtre! (le Domestique, frappé
par Deveroux , tombe à l'entrée de la galerie.)
Jésus Maria !
BUTTLER
Ouvrez les portes.
Us passent sur le corps du domestique, et entrent dans la galerie ; on entend dans l'éloigneraent deux portes s'ouvrir successiveraent. Des cris sourds, un bruit d'armes, puis tout d'un coup un profond silence.
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SCÈNE VIII. LA COMTESSE TERZKY, un flambeau à la main. Elle n'est point dans sa chambre, on n'a pu la trouver nulle part; Neubrunn qui veillait auprès d'elle est absente aussi. Aurait-elle pris la fuite? où serait-elle allée? il faut se hAlerde la suivre, il faut que tout le monde se mette en mouvement. Comment le duc apprendra- t-il cette nouveUe terrible? Si mon mari était seulement revenu de ce festin? si le duc était encore éveillé?
11 m'avait semblé entendre ici marcher et parler; je vais aller prêter l'oreille à sa porte. Écoutons, Qui vient? On marche à pas précipités!
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