‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 436 sur 637 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

LA COMTESSE, GORDON, puis BUTTLER.

GORDON arrive précipitamment, respiran t à peine. C'est une erreur, ce ne sont pas les Suédois,*ne précipitez rien, Buttler ! Dieu, où est-il? [Il aperçoit la Comtesse.) Comtesse, dites-moi...

LA COMTESSE

Vous venez du château ? où est mon mari ?

GORDON , saisi d'horreur.

Votre mari? ne m'interrogez pas. Sont-ils entrés...

II veut aller vers l'appartement.

LA COMTESSE l'arrête.

Non, auparavant il faut m'expliqucr.,.

GORDON , l'écartant vivement.

Le sort du monde dépend de cet instant ! Au nom de Dieu, allez. Pendant que nous parlons. Dieu du ciel! {Il crie, j Buttler, Buttler !

11 est au château avec mon mari.

Buttler sort de la galerie.

GORDON , l'apercevant.

C'était une erreur; ce ne sont pas les Suédois, ce sont les Autrichiens qui ont pénétré jusqu'ici. Le lieutenant-général m'envoie ici, lui-même y sera tout à l'heure ; suspendez tout.

BUTTLER

II arrive trop tard.

GORDON appuie sa tête contre le mur.

Dieu de miséricorde !

LA COMTESSE , inquiète.

Comment, trop tard? qui va donc venir ici? Piccolomini a pénétré dans Égra? Trahison ! trahison ! Où est le duc?

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