‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 452 sur 637 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Le palais du roi à Madrid.

LE ROI , assis sur son trône; LE DUC D'ALBE, à quelque disiance du fioi, le chapeau sur la Jé/e;C.4.RL0S.

CARLOS

L'État a le pas sur moi; Carlos passera volontiers après le ministre. 11 parle pour l'Espagne... je suis le fils de la maison.

11 se retire en s'inclinant.

LE ROI

7..e duc restera, et l'infant peut parler CARLOS, se tournant vers Albe.

Ainsi c'est de votre générosité, duc, que je dois obtenir le roi comme un bienfait. Un fils, vous le savez, peut avoir dans le cœur des choses qu'un tiers ne doit pas entendre. Vous êtes toujours admis auprès du roi : je ne vous demande mon père que pour un seul moment.

LE ROI

Il est ici comme mon »mi.

CARLOS

Ai-jc mérité que le duc soit aussi le mien ?

LE HOI.'

Comment l'aiiriez-vous pu mériter?... Il ne me

plaît point que les fils cherchent à faire de ra leurs choix que leurs pères.

CAULOS. ^,

La fierté chevaleresque du duc d'Albe pcutsoutenir une telle scène? Aussi vrai que j'ex ce rôle d'un importun qui, sans être appel rougit pas de s'introduire entre le père et ii qui confesse par là le sentiment profond de néant, ce rôle-là , pour un empire je ne vou' pas le jouer.

LE ROI se lève , et jette sur le Prince un reg< colère •Éloignez-vous, duc. {Le Duc veut sortir p grande porte oh Carlos est entré. Le Roi, signe, lui en indique uue autre.) Non, dans cabinet, jusqu'à ce que je vous appelle.

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SCi'NE II. .

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