‹ Œuvres dramatiques de Schiller. Traduction de M. de Barante, précédée d'une notice biographique et littéraire sur SchillerChapitre 537 sur 637 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Une place publique. — Un trône est élevé pour la duchesse; des barrières sont placées; tout est préparé pour un combat judiciaire; des spectateurs occupent le fond de la scène.

Edouard Plantagenet se fait raconter par un des assistans ce que signifient ces apprêts : — exposition des droits de Simnel et de Warbeck, qui seront décidés par un combat judiciaire. Edouard apprend ces détails avec le plus grand étonncment; ses questions, qui indiquent et la plus profonde ignorance de cette nouvelle, et le plus grand intérêt à cette affaire, excitent la surprise de l'interlocuteur.

L'envoyé anglais se rencontre là aussi, et ce singulier jeune bomme a bientôt attiré toute son attention. H paraît le reconnaître avec quelque effroi.

Simnel paraît avec ses partisans, et harangue le peuple ; il parle de sa naissance et de son évasion de la Tour, et la foule se partage entre lui et son concurrent. L'envoyé anglais s'approche d'Edouard et cherche à le pénétrer; mais il le trouve plein de timidité et de méfiance ; ses soupçons n'en deviennent que plus forts.

La duchesse arrive avec sa cour; Eric, Adélaïde et Warbeck l'accompagnent. Les trompettes sonnent; Marguerite se place sur son trône.

Pendant cet instant, Warbeck a une conversa-^ lion fort courte avec Adélaïde; elle laisse voir combien elle est affligée et irritée de l'indigne scène qui va se passer; Warbeck montre sur le combat qui s'apprête un courage facile. Un héraut s'avance, et après avoir proclamé le motif de cette solennité, il appelle les deux combattans en champ clos. D'abord Simnel, qui se donne hautement pour Edouard Plantagenet, s'avance, et expose ses prétentions; puis le duc d'York déclare fausse et criminelle la prétention de Simnel, et

qu'il est prêt à le prouver par l'épée : les deu! combattans en appellent au jugement de Dieu, Oi procède selon les formalités accoutumées, et lei concurrens s'éloignent pour combattre dans i( champ clos.

Pendant qu'on s'occupe de ces apprêts, le jeune Plantagenet, par son extrême émotion, et par la noblesse de son maintien, a attiré l'attention d'Adélaïde et de la duchesse.

Celle-ci le questionne; il fait quelques réponses pleines de sens, et sa réserve envers la duchesse laisse voir un sentiment douloureux. Avant qu'elle ait eu le temps de satisfaire sa curiosité sur cet intéressant jeune homme, les trompettes sonnent et donnent le signal du combat.

Le combat. — Simnel est blessé et tombe. — Chacun se lève. Le peuple renverse les barrières et se précipite dans l'enceinte, Simnel avoue sa fourbe et nomme ses instigateurs. 11 reconnaît Warbeck pour le véritable York, et lui demande pardon. — Joie du peuple.

Warbeck vainqueur, et reconnu duc d'York, saisit ce moment pour déclarer ouverlemenl son amour à la princesse et solliciter l'agrément de la duchesse.

Les seigneurs anglais interviennent et appuient sa demande. Eric est furieux. La duchesse étouffe de colère. Elle ordonne à la princesse de la suivre, et se relire en lançant un regard de colère.

Les seigneurs anglais s'empressent autour de leur duc, lui jurant fidélité et assistance. Ils le ramènent en triomphe à sa maison.

Plantagenet demeure seul et abandonné. Sa. propre existence vient d'être déclarée mensongère. 11 est sans appui, et il ne lui reste ri'*t que son bon droit. Il se résout donc à se présenter à la duchesse. Stanley vient à lui et s'efforce de lui inspirer de vives craintes.

vvivvv*vvww\ xvx\^ v\'v\vvwvwvv\\ www vvv\a\^vwwvvwvvvivvtMr>wvv\vvv\«vvvvvvvwvvvvv\vvvvvvvvvvv\ wvvv\\vvvv\vvvv \\\vwvw

Page 1