SCÈNE XIY
Entrent LUDOVICO, FRÉDÉRIC, RICARDO, FABIO et les femmes de la comtesse.
iucardo, dans la coulisse. — Nous tenons à faire cortège à votre fils.
Frédéric. — La belle cité de Naples est à la porte attendant sa sortie.
LUDOvico. — Avec la permission de la comtesse, un carrosse t'attend, mon fils, entouré de toute La noblesse de Naples à cheval. Viens chez toi; viens, mon enfant, revoir après tant d'années d'absence les lieux qui t'ont vu naître.
Diane. — Avant qu'il ne sorte d'ici, je veux, comte. I|ue vous sachiez que je suis son épouse.
ludovico. — C'est trop de bonheur. Maintenant, que La fortune fixe sa roue avec un clou d'or. Je venais chercher un fils, et j'en trouve deux.
Frédéric. — Approchez, Ricardo, et faites votre compliment.
Ricardo. — Je pourrais vous féliciter non-seulement du mariage de Théodore, mais de sa vie. Jaloux de la comtesse, j'avais promis à ce coquin (il désigne Tristan) mille écus outre la chaîne qu'il porte, pour qu'il l'assassinât1. Ordonnez, madame, qu'on l'arrête ; c'est à coup sûr un fripon.
Théodore. — Non pas, s'il vous plaît? Celui qui défend son maître ne mérite pas ce nom.
Ricardo. — Ahí... et qui est-il donc ce brave prétendu?
Théodore. — Mon serviteur; et pour reconnaître avec tant d'autres le service qu'il m'a rendu en défendant ma vie, — avec la permission de Diane, je le marie avec Dorothée, puisque Sa Seigneurie a déjà marié Marcelle à Fabio.
Ricardo. — Je me charge de doter Marcelle.
Frédéric — Et moi Dorothée.
Ludovic — Un fils ! mon nom conservé t et la dot de la comtesse f
Théodore. — Et vous, illustre assemblée, gardez-vous de divulguer à personne le secret de Théodore. Ainsi finit avec votre licence la fameuse comédie : le chien du jardinier.
\ . Un pareil aveu pouvait donc se faire publiquement, comme chose toute simple ?
FIN DE LA TROISIÈME ET DERNIERE JOURNÉE