‹ Œuvres dramatiquesChapitre 193 sur 290 · PEDRO, BERNAL, MARTIN, LORENZO · texte numérisé non relu

PEDRO, BERNAL, MARTIN, LORENZO

(La scène est d'abord dans la coulisse, sans indication de lieu.)

pedro. — Va-t-en, te dis-je ; en voilà assez. lorenzo. — Ah ! j'ai la tète fendue ! Martin. — Il a reçu un coup de cruche. bernal. — Te voilà propre, Lorenzo !

lorenzo. — Et je souffrirais cela?

pedro. — Mène le panser, Bernal.

(Ils arrivent sur la scène.)

lorenzo. — Vive Christ'! la demoiselle... Martin. —-Voyons, n'achève pas.

pedro. — Que nul laquais ne s'avise de rester, quand je me trouve quelque part avec cette femme. Martin. — Elle distribue de fameuses tapes. pedro. — Elle a rossé hier deux servantes. bernal, à Lorenzo. — Allons, allons, ce ne sera rien.

(Entrent doña Maria très-animée, Leonor.)

dona maria, à Lorenzo. — A moi, drôle, des jeux de main, à moi? Hors d'ici, te dis-je !

leonor. — Y songes-tu ?

lorenzo. — Et à moi des coups de cruche, Isabelle? Je jure par le fils de la mer !...

dona maria. — Dites-lui d'approcher à cette poule mouillée.

pedro. — Gare au poignard qu'elle a dans son sein i dona maria. — Et un poignard qui a fait ses preuves.

LA DEMOISELLE SERVANTE

Laissez-le venir avec sa barbe au menton, et je lui donnerai dans la panse deux avertissements à la mode de chez nous... Le poignard fera son office.

lorenzo. — Que je la tue !

pedro. — Je suis là pour te payer de ma monnaie.

lorenzo. — Nous réglerons notre compte ensemble ; et cette femme m'appartiendra.

pedro. — Tu mens.

lorenzo. — Est-tu homme à me suivre?...

(Les hommes sortent.)

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