‹ Œuvres dramatiquesChapitre 206 sur 290 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Entrent plusieurs ALGUAZILS et un GREFFIER,

un alguazil. — Au nom du roi, arrêtez!

don juan. — Il faut bien que je m'arrête! Comment pourrais-je faire autrement? Plein de précaution, le cavalier qui a tué cet homme est parti sur la mule qui me servait de monture.

L> le greffier. — J'aime à voir parler avec cet aplomb... Un homme a été tué sur la route royale, et monsieur veut nous faire croire qu'il ne fait que d'arriver...

l'alguazil. — Grand Dieu! seigneur Mendoza, le défunt n'est autre que don Pedro Ramirez.

le greffier. — C'est lui-même... Et voyez comme il a changé de visage.

don juan. — Maudits soient l'heure et le moment où je suis arrivé à Tolède !

l'alguazil, à ses compagnons. — Arrêtez-le.

don juan. — Un moment.

l'alguazil. — Ne nous rendez pas la victoire trop difficile. Voyons, voire épée.

don juan. — Tout doux, messeigneurs, s'il vous plaît.

(Entre Citron en habit de voyage.)

citron. — La vue de ces gens-ci m'a troublé la tête. — Qu'y a-t-il donc, messieurs?

don juan. — D'où viens-tu, dis-moi, imbécile? l'alguazil. — Quel est ce garçon?

don juan. — Mon valet.

citron. — Je montais une mule, ou plutôt une espèce

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