SCÈNE XII
BELISE, TEODORA, LEONOR, OTAVIO et SALUCIO d'un côté; de Vautre LIS ARDO, RISELO et BELTRAN.
riselo. — Ne me retiens plus, Lisardo.
lisardo. — Puisque je supporte qu'Otavio prenne ces privautés avec Relise, tu peux bien en souffrir autant.
riselo. — Y a-t-il supplice que l'on puisse comparer à mon affront? Plût au ciel n'avoir jamais aperçu Teodora !
Teodora, à Belise. — Allons voir ces belles fontaines, si tu n'es pas trop fatiguée.
belise, bas d sa tante. — Toutes leurs eaux ne subiraient pas à tempérer mon ardeur.
teodora. — Et moi, quelle consolation puis-je recevoir du ciel! Moi, victime pour toi de la fourberie de Riselo ?
belise. — Ne peut-on croire que, dans sa jalousie, celle femme ait menti?
teodora. — Il ne sera jamais mon mari, pas plus que Lisardo ne sera le tien.
(Tous sortent à l'exception de Lisardo, de Riselo et de lu - ,
riselo. — La belle figure que nous faisons !
lisardo. — L'agréable matinée I Je n'ai pas même pu faire remettre par Beltran un billet à Léonor.
beltran. — Elle n'a pas voulu un pardon sur ce léger tort. Mais, chut! silence!
riselo. — Voir Marcelle et Florencio réunis?
lisardo. — Réunis Belise et Otavio?
beltran. — Réunis Leonor et Salucio?
riselo. — Avec mon ennemi, traîtresse?
lisardo. — Avec un étranger, madame?
beltran. Avec un homme si malpropre, infâme?
riselo. — Oui, Marcelle et Florencio ! ils s'en vont échangeant des douceurs.
lisardo. — Ah! dieux! tous les deux côte à cote. Que me conseilles-tu, Beltran?
beltran. — Écoutez.
lisardo. — Parle vite.
beltran. — Le soleil brûle. Adressez une invocation aux vents de Madrid, en les priant de veiller aux nuages; car, si le soleil accroît son ardeur, la jeune fille s'en retournera et dira qu'il est tard \
\. Tout cela est charmant d'imprévu et de poésie. Rapprochez de cette scène VAs you lile il de Shakspeaïe.
FIN DE LA DEUXIÈME JOURNÉE
TROISIÈME JOURNÉE