‹ Œuvres dramatiquesChapitre 76 sur 290 · SCÈNE IV Entrent FLORENCIO et GERARDO · texte numérisé non relu

SCÈNE IV Entrent FLORENCIO et GERARDO

Florencio, à part à Gerardo. — Nous arrivons au bon moment'.

gerardo. — La paix est faite.

Florencio. — Et elle nous a pris pour témoins de sa conclusion.

gerardo. — Oublier un ancien amant, des habitudes établies, est bien difficile.

lisardo, à Marcelle. — Désormais, plus de querelles ni de chagrin.

riselo. -— Demain, ma bien-aimée, au magasin de la Hermosa, je veux t'acheter voile, bas, gants, rubans, et d'une superbe toile d'argent commander...

Marcelle. — Doucement ; ce serait trop de dépense.

riselo. — J'en suis trop heureux, mon chérubin.

Marcelle. — Et moi, non. Écoute ce que je demande.

riselo. — Voyons, qu'est-ce que tu peux désirer?

Marcelle. — Douze aunes d'étamine pour un habit de Saint-François, avec lequel je monterai au haut d'un rocher pour m'y faire sœur grise ; plus un peu de taffetas à l'usage de certain scapulaire. Mais, si l'on veut bien m'aecorder ce que je demande, il sera indispensable d'avoir recours à Teodora afin de prendre mesure de mon scapulaire sur le sien2.

riselo. — De ma vie je n'ai vu griffe plus acérée que la tienne.

Marcelle. — Et maintenant, je veux vous offrir à tous deux une collation.

lisardo. — Avez-vous ce qu'il faut?

1. Encore un rapport avec la comédie antique, où l'action se passe ordinairement dans la rue.

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