SCÈNE IV Entrent FLORENCIO et GERARDO
Florencio, à part à Gerardo. — Nous arrivons au bon moment'.
gerardo. — La paix est faite.
Florencio. — Et elle nous a pris pour témoins de sa conclusion.
gerardo. — Oublier un ancien amant, des habitudes établies, est bien difficile.
lisardo, à Marcelle. — Désormais, plus de querelles ni de chagrin.
riselo. -— Demain, ma bien-aimée, au magasin de la Hermosa, je veux t'acheter voile, bas, gants, rubans, et d'une superbe toile d'argent commander...
Marcelle. — Doucement ; ce serait trop de dépense.
riselo. — J'en suis trop heureux, mon chérubin.
Marcelle. — Et moi, non. Écoute ce que je demande.
riselo. — Voyons, qu'est-ce que tu peux désirer?
Marcelle. — Douze aunes d'étamine pour un habit de Saint-François, avec lequel je monterai au haut d'un rocher pour m'y faire sœur grise ; plus un peu de taffetas à l'usage de certain scapulaire. Mais, si l'on veut bien m'aecorder ce que je demande, il sera indispensable d'avoir recours à Teodora afin de prendre mesure de mon scapulaire sur le sien2.
riselo. — De ma vie je n'ai vu griffe plus acérée que la tienne.
Marcelle. — Et maintenant, je veux vous offrir à tous deux une collation.
lisardo. — Avez-vous ce qu'il faut?
1. Encore un rapport avec la comédie antique, où l'action se passe ordinairement dans la rue.