‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 115 sur 414 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

ne pas penser à Dieu, qu'il n'avait pas encore besoin de se creuser la tête avec des idées pareilles. Là-dessus, il m'a prié de rabattre la couverture sur ses pieds. J'ai mis ma main dans le lit et j'ai tàté ses pieds. Ils étaient froids comme du marbre. Alors je lui ai tàté les genoux, et plus haut, plus haut encore, tout était froid comme marbre I Nym.

On raconte qu'il a demandé du Xérès ?

MiSTRESS QUICKLY.

C'est vrai.

Bardolph.

Et des femmes?

MiSTRESS QuiCKLY.

Ça, ce n'est pas vrai.

Le Page.

Si, c'est vrai. Il murmurait que les femmes étaient des diables incarnés.

MiSTRESS QuiCKLY.

Il ne pouvait pas souffrir l'incarnat ; c'était une couleur qu'il n'aimait pas.

Le Page.

Il a ajouté que c'était par les femmes que le diable le prendrait.

MiSTRESS QuiCKLY.

Il lui est, en effet, arrivé de les battre ; mais il était alors de mauvaise humeur et il voulait parler de la prostituée de Babylone.

Le Page.

Vous souvenez-vous du jour ou il a vu une puce sur le nez de Bardolph ? 11 a dit que c'était une âme noire qui brûlait dans le feu de l'enfer.

Bardolph.

Le combustible est parti qui entretenait ce feu. Voilà toute la richesse que j'ai gagnée à son service. Nym.

Partons-nous ? Le roi doit être arrivé à Southampton.

PiSTOL.

Partons... Mon amour, donne-moi tes lèvres. Veille à mes meubles et immeubles. Sois prudente, mon canard. Le mot d'ordre est Prenez et payez. Ne te confie à personne, car les serments sont des fétus, la bonne foi des hommes du pain à cacheter, et le tiens bien est le meilleur chien de garde. Que Careto soit donc ton conseiller. Va, sèche tes cristaux * . . . Aux armes, camarades ! En France ! Et comme des sangsues, suçons, suçons tout le sang qu'il y a à sucer 1

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