ACTE m, SCÈNE VII
Le Duc d'Orléans.
Des chiens enragés, qui s'élancent en fermant les yeux dans la gueule de l'ours russe, et se font croquer la tête comme si c'était une pomme pourrie ! Autant dire que la puce est vaillante, parce qu'elle déjeune sur la lèvre d'un lion !
Le Connétable.
Très juste, très juste. Ces hommes-là sont comme leurs dogues; ils ont la force et l'élan. Quant à leur esprit, i Is l'abandonnent à leurs femelles. Donnez-leur une grosse portion de bœuf, avec du fer et de l'acier, ils dévoreront comme des loups et combattront comme des diables. Oui, mais nos Anglais manquent absolument de bœuf.
Le Connétable.
Alors, demain, nous nous apercevrons qu'ils sont plus affamés que braves. Mais il est temps de prendre les armes. Venez-vous ?
Le Duc d'Orléans.
Il est maintenant deux heures. Laissez-moi compter... A dix heures, nous aurons chacun une centaine d'Anglais.
{Ils sortent).
FIN DU TROISIEME ACTE