‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 156 sur 414 · ACTE IV, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VII

Le Roi Henry.

Je te l'avouerai franchement, héraut, je ne sais pas si la journée nous appartient ou non, car beaucoup de nos cavaliers galopent encore dans la plaine.

MONTJOY.

La journée est à vous.

Le Roi Henry, Remercions-en Dieu plus que notre courage ! Comment s'appelle le château qui est près d'ici ?

MONTJOY.

Azincourt.

Le Roi Henry.

En ce cas nous appellerons ce combat, la bataille d'Azincourt, livrée le jour de la saint Crépin et Grépinien ! Fluellen.

Votre grand-père de fameuse mémoire, s'il blaît à votre Majesté, et votre grand-oncle Edouard, le noir brince de Galles, comme je l'ai lu dans les Chroniques, a gagné une pien pelle pataille ici en France.

Le Roi Henry.

En effet, Fluellen.

Fluellen.

Votre Majesté dit frai. Si Votre Majesté se le rabbelle, les Welches rendirent des services dans un chardin où poussaient des boireaux, et mirent des boireaux à leurs chapeaux de Monmouth, ce qui. Votre Majesté le sait, est à cette heure une glorieuse distinction. Je pense que Votre Majesté ne tétaignera bas de porter le boireau de la Saint-Tavid ? Le Roi Henry.

Je le porterai comme un mémorable honneur, car je suis Welche, vous le savez, mes braves compatriotes. Fluellen.

Tout l'eau qui est dans la Wye, ne beut pas laver votre 2uajesté Welche du sang gallois de son corps. Je puis vous dire ça. Que Dieu la pénisse et la brotège, aussi longtemps qu'il blaira à sa Grâce et à Votre Majesté. Le Roi Henry.

Je te remercie, mon bon compatriote.

Fluellen.

Par Cheshus, je suis le gombatriote de Votre Majesté, je ne me soucie bas qu'on le sache. Je le confesserai au monde entier. Je n'ai pas pesoin d'être honteux de Votre Majesté, Dieu soit loué, aussi longtemps que Votre Majesté sera un honnête homme.

Le Roi Henry.

Que Dieu me conserve ainsi ! Hérauts, accompagnez-le. Rapportez-moi un relevé exact des morts dans les deux par-

tis. {Montrant Williams). Appelez-moi ce camarade, là-bas. {Montjoy et d'autres sortent).

EXETER

Soldat, le roi vous appelle.

Le Roi Henry.

Soldat, pourquoi portes-tu ce gant à ton chapeau?

Williams.

N'en déplaise à Votre Majesté, c'est le gage d'un homme que je dois combattre, s'il est en vie. Le Roi Henry.

Un Anglais?

N'en déplaise à Votre Majesté, un coquin, qui a fait le fanfaron avec moi, l'autre nuit. S'il vit et ose réclamer ce gant, j'ai juré de lui donner un soufflet. Si j'aperçois mon gant à son chapeau (et il a juré sur sa foi de soldat de le porter tant qu'il sera vivant), je dois le secouer de la belle manière.

Le Roi Henry.

Qu'en penses-tu, capitaine Fluellen ? Faut-il que le soldat tienne son serment?

Fluellen.

Autrement, c'est un lâche et un vilain, n'en déplaise à Votre Majesté, dans ma gonscience.

Le Roi Henry.

Il peut se faire que son adversaire soit un gentilhomme de trop haut rang pour répondre au défi d'un simple soldat. Fluellen.

Fùt-il aussi pon gentilhomme que le tiable, que Lucifer et Belzébuth lui-même, il est nécessaire, que votre Grâce le remarque, qu'il tienne son vœu et son serment. S'il se parjurait, voyez-vous maintenant, sa rébutation serait celle du plus fieffé drôle, du plus grand Jack, dont la semelle ait jamais foulé le sol de Tieu et sa terre, en conscience, là. Le Roi Henry.

Alors tiens ton serment, l'ami, quand tu rencontreras ton homme.

Williams.

C'est ce que je ferai, mon suzerain, aussi vrai que je suis vivant.

Le Roi Henry.

Sous qui sers-tu ?

Williams.

Sous le capitaine Gower, mon suzerain.

Fluellen.

Gower est un pon capitaine, et de ponne gonnaissance en littérature de guerre.

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