ACTE IV, SCÈNE VII
Amène-le moi, soldat.
Williams.
De suite, mon suzerain.
{Il sort).
Le Roi Henry.
Approche, Fluellen. Porte cet insigne à ma place et mets-le à ton chapeau. Quand Alençon et moi étions à terre ensemble, j'ai arraché ce gant de son cimier. Quiconque le réclamera est un ami d'Alençon et un ennemi de notre personne. Si tu rencontres un tel homme, appréhende-le, pour peu que lu m'aimes.
Fluellen.
Votre Grâce me fait un aussi grand honneur que pourrait le tésirer le cœur d'un sujet. Je voudrais bien voir l'homme n'ayant que deux jambes qui se trouvera offusqué par ce gant; je ne vous dis que cela. Mais je voudrais bien le voir une fois. Plaise à Dieu que je puisse le voir. Le Roi Henry.
Connais-tu Gower?
Fluellen.
Il est mon meilleur ami, s'il vous blaît.
Le Roi Henry.
Va me le chercher, je te prie, et amène-le à ma tente.
Fluellen.
Je vais le chercher.
{Il sort).
Le Roi Henry.
Milord de Warwick, et vous, mon frère Glocester, mettezvous aux talons de Fluellen. Le gant que je lui ai donné comme une faveur, peut lui attirer un soufflet. C'est celui du soldat et je m'étais engagé à le porter. Suivez-le, bon cousin Warwick. Si ce soldat le frappe (et je pense, à voir la brusquerie de ses manières, qu'il observera son serment), quelque complication subite pourrait en résulter, car je tiens Fluellen pour un brave qui, une fois en colère, est prompt comme la poudre et se venge vite d'une injure. Suivez-le, et veillez à ce qu'ils ne se fassent aucun mal. Venez avec moi, oncle d'Exeter.
Ils sortent).