‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 229 sur 414 · Le Nord était la principale résidence des esprits · texte numérisé non relu

Le Nord était la principale résidence des esprits

maintenant vos esprits par des charmes magiques et voyez s'ils pourront vous rendre la liberté ! Une bonne prise, et qui réjouira le diable ! Voyez, la vilaine sorcière fronce les sourcils ! On dirait que, comme une autre Gircé elle voudrait me métamorphoser !

La Pucelle.

Tu ne pourrais pas avoir un extérieur plus hideux.

York.

Oh ! Charles le Dauphin est un bel homme I II faut posséder son extérieur pour plaire à votre œil délicat. La Pucelle.

Que la peste soit de Charles et de toi ! Puissiez-vous tous deux être surpris par des mains sanguinaires, quand vous dormirez dans vos lits !

York.

Sorcière féroce et maudite, retiens ta langue !

La Pucelle.

Je t'en prie, laisse-moi maudire encore !

Tu pourras maudire, mécréante, quand tu monteras au bûcher 1

{Ils sortent).

{Alarme. Entre SUFFOLK, conduisant madame MAR- GUERITE).

SUFFOLK

Dis ce que tu voudras, tu es en ma puissance ! {La regardant). 0 suprême beauté, ne crains rien et ne fuis pas ! Je ne te toucherai qu'avec des mains respectueuses qui te caresseront les hanches. Je baise ces doigts {Il lui baise la main) en signe de paix éternelle. Qui es-tu ? Réponds que je puisse te rendre hommage.

Marguerite.

Je m'appelle Marguerite. Je suis la fille du roi de Naples, quoi que tu puisses être.

SUFFOLK

J'ai titre de comte et je m'appelle Suffolk. Ne sois pas offensée, miracle de la nature ! Tu étais désignée pour devenir ma prise. Tel le cygne protège ses doux cygnets en les retenant prisonniers sous ses ailes. Si cette servitude t'offense, va, sois libre et demeure l'amie de Suffolk. {Elle s'apprête à partir). Non, reste ! Je n'ai pas le courage de te laisser partir 1 Ma main voudrait te rendre libre et mon cœur s'y refuse. Quand le soleil se joue sur le cristal des sources il y fait étinceler des rayons qui s'y reflètent ; ainsi apparaît à mes yeux ta fastueuse beauté ! Je voudrais exprimer mes désirs, et n'ose pas parler 1 II me faudrait des plumes et de l'encre,

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