‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 242 sur 414 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

qu'on le disperse, il meurt sans oser loucher à ce qui est sa propriété. Telle est ma situation. York doit se tourmenter, se mordre les lèvres, ne pas broncher et regarder les terres par lui conquises, devenir la proie des marchands qui les achètent. Il semble que les royaumes d'Angleterre, de France, d'Irlande, aient sur ma chair et mon sang la même action que le fatal tison d'Althée se consumant sur le cœur du prince de Galydon'. L'Anjou et le Maine donnés à la France ! Triste nouvelle pour moi qui espérais en la France comme en la fertilité de l'Angleterre ! Un jour viendra où York réclamera son bien; c'est pourquoi je veux embrasser le parti des Nevils et montrer un semblant de dévouement au duc Humphrey. Le moment venu, je réclamerai la couronne, l'insigne d'or dont je compte me parer! L'orgueilleux Lancastre n'usurpera pas mes droits, ne tiendra pas le sceptre dans sa main d'enfant, ne portera pas le diadème sur sa tête ; son caractère d'ecclésiastique ne convient pas à la couronne. Gonséquemment, York, demeure tranquille jusqu'à la prochaine occasion. Observe-toi, veille quand les autres dormiront afin de surprendre les secrets de l'Etat. Lorsque Henry, tout aux joies de l'amour avec sa nouvelle épouse si chèrement achetée par l'Angleterre, et Humphrey seront en conflit avec les pairs, alors j'arborerai la rose blanche dont le doux parfum embaumera l'air; je mettrai les armes d'York sur mes étendards, j'entrerai en lutte avec la maison de Lancastre, et je forcerai bien à me céder la couronne un roi qui, tout aux livres, a aidé à la chute de la belle Angleterre I

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