SCÈNE IV
Londres. Une rue.
Entrent GLOCESTER et des SERVITEURS en habits de deuil.
Glocester.
Ainsi quelquefois un nuage obscurcit le plus beau jour I A l'été succède le stérile hiver qui mord furieusement ! Les chagrins et les joies changent comme les saisons. Quelle
heure est-il ?
Un Serviteur.
Dix heures, milord.
Glocester.
L'heure fixée pour attendre la venue de ma duchesse condamnée. A peine pouvait-elle supporter les cailloux des rues quand les heurtaient ses pieds sensibles I Douce Nell, que ta fierté doit souffrir, à la vue d'un peuple abject te regardant dédaigneusement en face, et se moquant de ta honte, Fui qui suivait jadis les roues de ton superbe char quand tu parcourais triomphalement les rues. Mais, doucement, je crois qu'elle vient ; je vais préparer mes yeux remplis de larmes à voir ses misères ! , „
(£n«re LA DUCHESSE DE GLOCESTER, velue d^une chemise blanche, avec des papiers épingles sur son dos. Elle a les pieds nus et une torche allumée aUi main SIR JOHN STANLEY, un SCHERIFF et des OF- FICIERS l'escortent).
Un Serviteur.
S'il plaît à Votre Grâce, nous l'enlèverons au shériff.