‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 321 sur 414 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Des champs près de Saint-Albans.

Alarme. Retraite. Fanfares. Entrent YORK, RICHARD PLANTAGENET, WARWICK, puis des soldats battant le

TAMBOUR et PORTANT DES ÉTENDARDS.

York.

Qui peut donner des nouvelles de Salisbury, ce vieux lion qui, dans sa colère, oublie les blessures et les meurtrissures du temps et, comme un homme à la fleur de l'âge, se fait un réconfort de l'occasion ! Cet heureux jour cesse d'être un heureux jour, et nous n'aurons pas fait un pas en avant, si Salisbury est perdu !

Richard.

Aujourd'hui, j'ai remis trois fois mon noble père à cheval, trois fois il en est tombé ; trois fois je l'ai emmené hors du champ de bataille le suppliant de ne plus se battre; mais là où était le danger, je le retrouvais toujours ! Sa volonté dans son faible corps semblait une riche tapisserie dans un modeste logis. Regardez, le voici *. {Entre SALISBURY).

Salisbury.

Par mon épée, tu t'es bien battu aujourd'hui ! Par la messe, nous avons tous agi de même ! Je vous remercie, Richard. Dieu sait combien j'ai de temps à vivre; trois fois, aujourd'hui, il a voulu que vous m'évitiez une mort imminente. Milords, nous ne possédons pas encore ce que nous

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