‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 341 sur 414 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

ra envoyé avec un renfort de soldats qui sera nécessaire dans cette guerre*.

Richard.

Il a fallu des circonstances extraordinaires pour que le vaillant Warwick prit la fuite. J'ai souvent entendu van- [er son courage à poursuivre l'ennemi, mais jusqu a présent, e n'ava's jamais entendu dire qu'il battit en retraite. Warwick.

Ft ce n'est pas auiourd'hui qu'on le dira, car tu verras que cette robuste main droite est capable d'enlever le diadème de la tête du dévot Henry et de lui arracher son sceptre fùt-il aussi fameux pour son héroïsme qu'il l'est par sa douceur, son esprit pacifique et sa dévotion. Richard.

J'en suis sûr, lord Warwick. Ne m'en veuille pas. C'est le souci de ta glo re qui me fait parler. Mais en ces temps de trouble quel parti prendre ? Allons-nous eter nos armures d'acier,' rlvêtiî nos corps de robes de deuil et égrener des Ave Maria sur nos chapelets? Ou sur les cimiers de nos ennemis, dirons-nous nos dévotions avec des armes vengeresses? Si vous êtes de ce dernier avis, parlez, et en a%ant, m.-

lords !

Warwick.

C'est dans ce but que Warwick est venu vous chercher; dans ce but que vient mon frère M^^ague Suivez-moi milords L'orgueilleuse reine aux paroles insultantes, Cliiloid, le hautain Northumberland, nombre d'autres oiseaux fiers de leurs plumes, ont pétri comme cire le roi plein de mollesse. Par serment, il avait consenti à ce que vous fussiez son successeur et ce serment a été enregistré au Parlement, rujourd'hui, toute la bande est à Londres Pour annuler e serment et tenter l'impossible pour la "fson de Lancastre. Leurs forces, je crois, se composent de trente mille

A Tmitp rette scène est remplie d'erreurs historiques. Le second

fii.l soS troisième llls, également » '^?''?V,hl î, en uIpRirtard

'''f,t",:î\?îj!ll de°'warw5Mttt°eïiemeot erroné. Clarenee et

frère Edouard eût pris possession de la couronne.

hommes. Eh bien ! si le secours qu'amène Norfolk, le mien, tous les partisans que vous pourrez réunir, vous brave comte de March, parmi les Welches qui nous sont dévoués, montent seulement à vingt-cinq mille, Via I Nous pourrons marcher en toute sécurité sur Londres, enfourcher une fois de plus nos destriers écumants, et crier encore : Chargeons l'ennemi I sans plus jamais tourner le dos et fuir!

RiGElARD.

Je reconnais le grand Warwick ! Que celui qui donnera le signal de la retraite, quand Warwick dira de tenir bon, soit à jamais privé de la vue du soleil ! Edouard.

Lord Warwick, je m'appuierai sur ton épaule. Si tu tombes (puisse Dieu ne jamais sonner cette heure!), Edouard tombera aussi, malheur dont le ciel me préserve ! Warwick.

Tu n'es plus comte de March, mais duc d'York. Ton prochain titre sera celui de roi d'Angleterre, car tu seras proclamé roi d'Angleterre, dans chaque bourg que nous traverserons, et celui qui, de joie, ne jettera pas son chapeau en l'air, paiera cette faute de sa tête. Roi Edouard, vaillant Richard, Montague, ne restons pas plus longtemps à rêver de gloire, que les trompettes sonnent et à la besogne ! Richard.

Clifford, ton cœur serait-il aussi dur que l'acier (comme on pourrait le croire d'après ta façon d'cigir), ou je le transpercerai, ou tu auras le mien !

Edouard.

Battez, tambours ! Dieu et Saint-George soient avec nous ! (E-nfre UN MESSAGER).

Warwick.

Eh bien ? Quelles nouvelles ?

Le Messager.

Le duc de Norfolk m'envoie vous dire que la reine s'avance avec de puissants renforts; il réclcune votre présence pour réunir précipitamment un Conseil.

WAlfwiCK.

Les choses sont ce qu'elles devaient être. Braves guerriers, en avant I

{Ils sortent).

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