‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 370 sur 414 · ACTE IV, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE I

Le Roi Edouard.

Eh bien, frère de Clarence, que pensez-vous de notre choix? Vous demeurez pensif comme si vous n'étiez qu'à moitié content.

Clarence.

Je suis content comme Louis de France et le comte de Warwick, qui ont assez peu de courage et de jugement pour ne pas s'offenser de l'affront.

Le Roi Edouard.

Supposons qu'ils s'en offensent. Ils ne sont que Louis et Warwick ! Je suis Edouard, votre roi, celui de Warwick, et j'entends agir à ma volonté !

Glocester.

Et votre volonté sera faite, parce que vous êtes notre roi. Rarement les mariages improvisés réussissent bien. Le Roi Edouard.

Et vous, frère Richard, seriez-vous aussi offensé ?

Lieu me garde de vouloir séparer ceux que Dieu a joints! Ce serait pitié de désunir des époux aussi bien assortis I Veuillez nous épargner vos sarcasmes, vos aversions, et dire pour quelle raison lady Grey ne serait pas devenue ma femme et la reine de l'Angleterre. Vous aussi, Somerset, et vous, Montague, exprimez franchement votre pensée! Clarence.

Mon opinion est que le roi Louis deviendra notre ennemi, pour avoir été bafoué dans la personnalité de dame Bonne. Glocester.

Et que Warwick, ayant accompli sa mission, est déshonoré par ce nouveau mariage.

Le Roi Edouard.

Et si je calmais Louis et Warwick par quelque expédient de mon choix !

Montague.

11 n'en demeurerait pas moins certain qu'une pareille alliance avec la France aurait donné plus de force à l'Etat contre l'invasion étrangère, qu'un mariage intestin. Hastings.

Montague ne comprendrait-il pas que l'Angleterre peut braver tout danger si elle demeure fidèle à elle-même '.

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