SCENE II
Une plaine dans le Warwickshire.
Entrent WARWICK et OXFORD avec des troupes françaises et autres.
Warwick.
Croyez-moi, milord, tout va bien. Le peuple, en nombre, se rallie à nous.
{Entrent CLARENCE et SOMERSET).
Regardez, voici Somerset et Clarence. Parlez, milords, sommes-nous amis?
Clarence.
Sûrement, milord.
Warwick.
Alors, gentil Clarence, sois le bienvenu auprès de Warwick. Le bienvenu aussi, Somerset. Ce serait lâcheté de demeurer méfiants quand de nobles cœurs ont pris des engagements d'amitié. Autrement, je croirais que Clarence en qualité de frère d'Edouard, ne dispose que d'un dévouement dissimulé. Encore le bienvenu, Clarence, ma fille t'appartiendra. Maintenant, il faut profiter de la nuit. Ton frère est imprudemment campé, ses soldats errent aux environs de la ville, il n'a qu'une simple garde pour escorte. Nous pouvons le surprendre et le faire prisonnier à l'aise. Nos éclaireurs sont d'avis que le coup serait facile. Comme Ulysse et le brave Diomède pénétrèrent avec adresse et audace dans les tentes de Rhésus pour dérober les coursiers fatidiques de Thrace, ainsi, dissimulés sous le manteau de la nuit, nous fondrons à l'improviste sur la garde imprévoyante d'Edouard et nous emparerons de lui. Je ne dis pas que nous le tuerons ; je veux seulement le faire prisonnier. Que ceux qui veulent m'aider dans cette entreprise acclament avec votre général le nom de Henry.
{Tous crient : Henry f)
Marchons en silence. Pour Warwick et ses amis, Dieu et Saint-George^ !
{Ils sortent).
1. Après ces vers qui terminent la scène, lesquels, dans l'ancienne