‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 382 sur 414 · ACTE IV, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VII

Hastings.

Monsieur le Maire, pourquoi demeurez-vous dans le doute? Ouvrez les portes, nous sommes des amis du roi Henry. Le Maire.

S'il en est ainsi, on va les ouvrir.

{Ils quittent les murs).

Glocester, Voilà un capitaine avisé et bientôt convaincu.

Hastings.

Le bon vieillard voudrait nous ouvrir, sans qu'il lui en coiitât. Une fois entrés, nous ferons bientôt entendre raison à lui et à ses collègues.

{Paraissent à nouveau sur les murs, le MAIRE et deux ALDERMEN).

Le Roi Edouard.

Eh bien, monsieur le Maire, ces portes ne doivent être fermées que la nuit ou en temps de guerre. Ne crains rien, l'ami, et donne-moi les clefs. {Il lui prend ses clefs). Edouard défendra la ville et toi, et tous ces amis qui veulent bien me suivre.

{Tambour. Entre MONTGOMERY, avec des troupes). Glocester.

Frère, voici sir John Montgommery, notre ami dévoué, si je ne me trompe.

Le Roi Edouard.

Soyez le bienvenu, sir John. Pourquoi venez-vous en armes ?

MONTGOMKRY.

Pour aider le roi Edouard en ces temps de tempêtes, comme doit le faire un loyal sujet.

Le Roi Edouard.

Je vous remercie, brave Montgomery. Mais à cette heure nous avons oublié notre titre et notre couronne, ne réclamant que notre duché, jusqu'à ce qu'il plaise à Dieu de nous* rendre le reste.

MOiNTGOMERY.

En ce cas, portez-vous bien, je vais repartir. J'étais venu pour servir un roi et non un duc. Tambours, battez et en avant !

{On joue une marche).

Le Roi Edouard.

Sir John, arrêtez un instant. Nous allons débattre par quels moyens sûrs je pourrais rentrer en possession de la couronne.

Montgomery.

Il ne s'agit pas de débattre. Voulez-vous, oui on non, vous

proclamer notre roi? Sinon, je vous laisse à votre fortune et fais rebrousser chemin à ceux qui venaient à votre secours. Pourquoi combattrions-nous si vous ne réclamez pas vos titres ?

Glocester.

Frère, pourquoi chercherions-nous à ergoter?

Le Roi Edouard.

Quand nous serons plus forts nous ferons valoir nos droits. Jusque-là, j'estime sage de dissimuler nos projets. Hastings.

Finissez-en avec les scrupules ! Aujourd'hui la parole est aux armes !

Glocester, Ce sont les audacieux qui attrapent le plus vite une couronne. Frère nous vous proclamons roi malgré vous. C'est le moyen de vous attirer des partisans.

Le Roi Edouard.

Qu'il soit donc fait selon votre volonté; je suis dans mon droit, Henry ayant usurpé le diadème.

Montgomery.

Maintenant que mon souverain a parlé en roi, je seiai le champion d'Edouard.

Hastings.

Sonnez, trompettes ! Edouard sera proclamé ici. Allons, camarade, fais ta proclamation.

{Il remet un papier à un soldat). Le Soldat, lisant.

Edouard le quatrième, par la grâce de Dieu, roi d'Angleterre et de France et lord d'Irlande, etc. Montgomery.

Quiconque contestera le droit du roi Edouard, je le défie en combat singulier 1

[Il jette son gantelet).

Tous.

Longue vie à Edouard le quatrième !

Le Roi Edouard.

Merci, brave Montgomery, et merci à tous. Si la fortune me sert, je vous récompenserai de votre dévouement. Pour cette nuit nous logerons à York et quand le soleil du matin aura amené son char au-dessus de l'horizon, nous marcherons contre Warwick et ses compagnons, car, je le sais, Henry n'est pas un soldat. Oh! méchant Clarence! Comme c'est mal à toi de flatter Henry et d'oublier ton frère ! Si c'est possible, nous te rencontrerons toi et Warwick. En avant,

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