‹ Œuvres dramatiques. Traduction, entièrement conforme au texte anglaisChapitre 66 sur 414 · LES RENCONTRE · texte numérisé non relu

LES RENCONTRE

GONERIL

Soyez le bienvenu, milord. Je suis étonnée que mon sensible mari ne soit pas venu au-devant de nous... [A l'Intendant). Où est votre maître ?

L'Intendant.

Au château, madame. Jamais homme n'a changé à ce point. Je lui ai dit que l'armée était débarquée; il s'est mis à sourire. Je lui ai annoncé votre arrivée ; il a ajouté que c'était tant pis. Quand je l'ai informé de la trahison de Glocester et du loyal service de son fils, il m'a répondu que j'étais un sot, ajoutant que je voyais tout de travers... On dirait qu'il prend du plaisir à ce qui peut lui faire du tort et qu'il se réjouit de ce qui devrait l'offenser.

GoNERiL, à Edmond.

Alors, ne venez pas plus loin. La pusillanimité de son caractère l'empêche de rien entreprendre. Il ne veut pas convenir d'affronts qui devraient l'obliger à des représailles. Les vœux que nous formons pourraient se réaliser bientôt. Edmond, retournez vers mon frère, hâtez ses préparatifs et mettez-vous à la tête de ses forces. Il faut changer les emplois. C'est lui, dorénavant, qui tiendra la quenouille. Ce fidèle serviteur nous servira d'intermédiaire. Avant qu'il soit longtemps, si vous savez défendre nos intérêts, vous entendrez dire que c'est une maîtresse qui commande. {Lui donnant un gage d'amour). Gardez-le et pas un mot de plus. Tournez la tête ^. Ce baiser, s'il osait parler, porterait vos ardeurs aux nues ! Rélléchis, et porte-loi bien.

i. Elle lui dit de tourner la tête, pour avoir l'air, en présence de rintendaut, de lui parler à l'oreille.

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