‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 172 sur 633 · DEUXIÈME DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME DOMESTIQUE

Et moi aussi.

TROISIÈME DOUESTiQUE.

Et mol, je vais recourir ft la médecine du cabaret.

I.E Maire, ainsi que les Gens de l'Évêoce el du bue se relireul.

wsRwicK, présenlani im papier au roi.

Mnn gracieuxsouverain, veuillczrecevoirceplacet, que nous présentons à votre majesté, au nom de Richard Planlagenct.

GLOSTEB.

J'approuve votre démarche, mylord de War- »ick; — en effet, sire, si votre majesté coni.idère loutcs les circonstances, de graves motifs militent on faieurde Kicharil, entre autres, ceux dont j'ai lu l'Iiorineur, à Elthaœ, d'entretenir votre majcslé.

le roi UEMll.

El ces motifs sont d'une grande force : c'est pourquoi, mylords, noire volonté est que Richard soit rétabli dans les prérogatives de sa naissauce.

WARWICK

Que Kicbard soit rétabli dans les prérogatives

de sa naissance ; ainsi seront réparées les injures de son père.

WINCHESTER

Je me range à l'avis du reste de l'assemblée. LE ROI UENiu, à Plaulagenel.

Si Richard nous est fidèle, là ne se borneront pas nos bienfaits. Nous lui donnerons encore lont l'héritage qui appartient à la maison d'York, dont il descend en ligne directe.

PLANTACENET.

Votre humble sujet vous dévoue son obéissance et ses humbles services jusqu'à son dernier soupir.

LE ROI HENRI

Baisse-toi donc et laisse-moi poser mon pied sur ton genou; en retour de ton serment de foi el hommage, je le ceins la vaillante épée d'York; Richard Plantagenet, relève-toi duc d'Yorck.

PLANTACENET.

Que Richard prospère, et que vos ennemis succombent I Puissé-je croître en fidélité, et périssent tous ceux qui nourriraient contre voire majesté une pensée malveillante I

TOUS

Salut, noble prince, puissant duc d'York!

SOMERSET, à part.

Périsse ce prince vil, l'ignoble duc d'York I

GLOSTER.

Maintenant, il est nécessaire que votre majesté passe la mer el aille se faire couronner en France. La présence d'un roi, en même temps qu'elle décourage ses ennemis, éveille l'affection dans le cœur de ses sujets et de ses loyaux amis.

LE Rol HENRI.

Quand Gloster a parlé, le roi Henri n'hésite plus; car le conseil d'un ami détruit bien des ennemis.

CLOSTEB.

Vos vaisseaux sont prêts à mettre i la voile. Tous sortent, à l'exception d'Exeter.

EXETER, seul.

Que nous voyagions en Angleterre ou en France, nous ignorons les événemcns qui vont suivre. Celte dernière dissension allumée parmi les pairs, brûle sous la cendre cachée d'une amitié trompeuse, et finira par produire un incendie. Comme des membres gangrenés tombent graduellement en dissolution. Jusqu'à ce que les os, les chairs et les muscles se délachent, ainsi germera sourdement celle vile el haineuse discorde. Je crains mainlenant de voir se vérifier cette prophétie fatale, qui da temps d'Henri V était dans la bouche de tous les enfans à la mamelle :

Tout ce qu'Henri de Monlmoutli gagnera, Henri d« Windsor le perdra.

Ce résultat est si probable, que le vœu d'Exeter est que ses jours finissent avant la venue de ces temps désastreux.

11 isrt.

MAGASIN THEATRAL ÉTRANGER

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