‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 288 sur 633 · LE ME?S\CF.[Î · texte numérisé non relu

LE ME?S\CF.[Î

J'ai dit tout ce que je ^;l\ais. Quant au motif pour lequel ces lords ont clé arrélês, je l'ignore entièrement, ma gracieuse dame.

LA REINE ELISABETH

HélasI j'entrevois la ruine de ma maison. Maintenant le tigre a saisi le faon timide; la tyrannie insolente commence à empiéter sur le trône d'un enfant innocent et sans défense. Viennent à présent la destruction, le carnage et le massacre! Je vois clairement, et comme sur un plan tout tracé, le dénouement de tout ceci.

LA DUCHESSE

Combien mes yeux ont déjà vu luire de ces jours maudits, de ces jours de troubles et de discordes. Mon époux a perdu la vie en cherchant à conquérir une couronne ; mes fils se sont vus tour

à tour favorisés et trahis par la fortune ; tantôt je me réjouissais de leurs succès; tantôt je pleurais sur leurs désastres. Enfin, une fois affermis, et les discordes civiles complètement dissipées, les vainqueurs se sont fait la guerre les uns aux autres; frère contre frère, sang contre sang, ils se sont déchirés de leurs propres mains. Mets un terme à tes fureurs, ô courage insensé et frénétique ! ou que je meure enfin, pour n'avoir plus devant les yeux ces spectacles de mort I

LA REINE ÊLISIBETB.

Venez, venez, mon !ils; allons chercher an asile dans le sanctuaire. — Adieu, madame.

LA DUCHESSE

Attendez; j'irai avec vous.

LA REINE itlSABKTB.

Vous, rien ne vous y oblige.

l'archevêque, à la Reine.

Venez, madame, et portez dans cet asile vos trésors et vos riches.es. Pour moi, je remettrai aux mains de voire ma ji;sié les sceaux qui m'étaient confiés; et puisse moo destin suivre mon dévouement à vous et à tous les vôtres! Venez, je vais vous conduire au sanctuaire.

Ils sortent.

FIN DU DEUXIEME ACTE

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