‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 289 sur 633 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

SCEMi; PREMIERE.

Lonar«. — One rue.

Les trompeiies sonnenl. Arrivent LE PfîINCE DE GALLES, GLOSIEK, BLCKIN"GU.\M, LE CAR- DINAL BOURCHIER, CATESBY, Il Autres.

BUCKINGHAM

Aimable prince, soyez le bien venu dans Londres, dans votre capitale.

CLOSTER

Soyez le bien venu, mon cher neveu, souverain de mes pensées. La fatigue delà route vous a rendu triste.

LE PRINCE

Non, mon oncle; mais nos altercations pendant le voyage me l'ont rendu enruyeux, pénible et fatigant. Il me manque cncuie ici des oncles pour me souhaiter la biinveuue.

GLOSTER.

Cher [-rince, l'innocence de votre âge n'a pas encore sondé dans ses profondeurs l'anificieusc perveisué du monde; vous ne jupez un homme que ^iii i>ei> qualités eiilûieure:»^ ui ït.<a .ait uue

l'extérieur est rarement, pourne pas dire jamais, l'indice des seniimens du cœur. Ces oncles que vous regrettez de ne point voir ici étaient des hommes dangereux; votre altesse se laissaitprendre au miel de burs p.irules, et ne voyait pas le poison de leur cœur. Dieu vous préserve d'eux et d'amis aussi perfides !

LE PRINCE

Dieu me préserve d'amis perfides ! mais ils ne l'étaient pas.

CLOSTER

Mylord, le maire de Londres vient vous présenter ses hommages.

Jrrii;enl LE LORD MAIRE et son Cortège.

LE LOr.D HAIRE.

Dieu accorde .'i votie altesse la santé et d'bcul roux jours!

LE PRINCE

Je V., ,i remercie, mvlurd; je vous rvmerci^ toii.^.

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