‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 335 sur 633 · W01SE · texte numérisé non relu

W01SE

Mon souverain, je l'avoue, vos royales faveurs, versées chaque jour sur moi, comme une pluie liienfaisante, ont de beaucoup dépasse- ce que pouvait mériter mon zèle persévérant poussé audelà des forces de l'homme; mes efforts, bien que restés au-dessous de mes désirs, ont été en raison de mes faruUés : personnellement, j'ai toujours eu en vue le bien de votre personne sacrée et l'avantage de l'état. En retour des grftces sans nombre que vous avez accumulées sur moi, bien au-delà de mes faibles mérites , je ne puis vous offrir que mon dévouement reconnaissant, les prières que j'adresse au ciel pour vous, ma loyale fidélité, qui a toujours augmenté, et qui ne cessera de croître que lorsque l'hiver de la mort l'aura fait périr.

lE BOI BtNBI-

Voilà une fort belle réponse, telle qu'on la de- Tâit attendre d'un sujet obéissant et loyal. L'honneur qu'il retire de sa loyauté en est la récompense; de même que l'opprobre attaché à une conduite contraire en est le châtiment. Par cela même que ma main a généreusement déversé sur vous plus de grâces, mon cœur plus d'affection, mon pouvoir plus d'honneurs que sur aucun autre mortel, je présume que votre intelligence, toutes vos facultés, indépendamment des strictes obligations du devoir, me sont dévouées avec toute la chaleur d'uneamitié particulière, et que moi.votre ami, je puis, plus que personne, compter sur vous.

WOLSEY

Je proteste que j'ai toujours travaillé dans l'intérêt de votre majesté plus que dans le mien; tel je suis, ici j'ai été, tel je serai toujours. Quand le reste des hommes briseraient envers vous les liens du devoir et en njeteraient de leur anie jusqu'au dernier vestige . quand vous seriez entouré de périls aussi nombreux que peut les imal'iner la pensée, et sous les formes les plus elfrayantcs; — mon dévouement, tel qu'un rocher battu des vagues, soutiendrait le choc des Oots mugissans, et re terait inébranlable.

LE ROI HEMBI.

Vous tenez là unnohle langage. — Soyez témoins, mylords, de la loyauté de son cœur; car il vient de le découvrir devant vous.— (/i lui remetdes -papiers.) Lisez cet écrit, ensuite cet autre; puis allez déjeuner avec l'appétit que vous pourrez avoir.

Le Roi ion en tançant au cardinal Wolsey un regard courrouce. Les lords se pressent sur ses pas en souriant et en se parlant tout bas.

woisEY, seul. Que veut dire ceci? D'où vient cette colère subitet comment me la suis-jeattirée? Il m'aquitlé en me lançant des rc-ards terribles, comme S'il eût voulu m'anéautir d'un coup d'oeil. Tel est le regard que lance le lion irrité au chasseur témériàfe qui l'ableesé^et qu'ensuite iU'extermine.

Lisonscepapîpr;c'est,jelecrains,ceqti!aprovoqné sa colère. V.i. effet, ce papier m'a perdu ; — c'est l'état des immenses richesses que j'ai accurouléei dans mon intérêt privé, et spécialement pour obtenir lapapaulé,ctsoudoyer mes amis àRome.ojégligence qui cause ma ruine, et qu'un insensé 3 seul pu se permettre! Quel démon ennemi m'a fait placer cette pièce importante et secrète dans les papiers que j'envoyais au roi? n'y a-t-il autus moyen de remédier au mal? Nul expédient nouveau pour chasser ceci de sa pensée? Je comprends qu'il a dû en être fortement courroucé. Mais je sais un moyen qui, bien employé, pourri, en dépit de la fortune, me tirer de ce maunpE pas. Quel est cet autre papier? « Au papCiA Sur ma vie, c'est la lettre que j'ai écrite à sa sùktelé.etquiconticnt tous les détails de l'affaire. Obi est fait, j'ai atteint l'apogée de ma puissancejiei j mou astre, du méridien de gloire s'avance ra|iidement vers son déclin : je tomberai Gomme);ei brillans météores qui le soir sillonnent les aSts, et l'œil des hommes ne me reverra plus.

Rentrent LES DUCS DE NORFOLK et DE S^ FOLK, LE COMTE DE SURREY, et LE Ltin CHAMBELLAN.

BORFOLK. j

Ecoutez, cardinal, la volonté du roi; il imis ordonne de remettre sur-le-champ le grand idbn entre nos mains, et de vous retirer dans leQi' teau d'Esther, résidence de mylord de Winclfeter, jusqu'à ce qu'il vous ait fait connaître x; intentions ultérieures. |

WOtSEY. '

Un instant; Où sont vos pouvoirs, mylolls! pour assumer une autorité si imposante, des^i-

rôles ne'suffisent pas.

SCTFOLK.

Qui ose contester les pouvoirs que nous tX^K delà bouche même du roi?

vroLSCT.

Jusqu'à ce qu'on me donne d'autres pO que votre volonté et vos paroles inspirées haine, sachez-le bien, lords officieux, j'osi je dois révoquer en doute votre autorité. Je! maintenant de quel dur mét.il vous êtes c'est celui de l'envie. Avec quelle avidité poursuivez ma disgrâce, comme pour vous eii paître! Et quel air dégagé vous apportez dan tout ce q li se rattache à ma ruine I Suivez fOl' marche jalouse, hommes haineux; elle est coi forme, sans doute, à la charité chrétienne, «t ' jour viendra qu'elle trouvera sa récompenM. C sceau que vous me demandez avec tanldefU' lence, le roi, — mon maître et le vôtre, — w'' remis de ses propres mains, me disant d'en jou ' ainsi que de la place et des honneurs qui y se attaches, pendant la durée de ma vie; et [Wit donner plus de solidité encore à ce don it >-

HENRI Vm.

bienveillance, il me l'a confirmé par lettres patentes. Après cela, qui osera me le reprendre?

SDP.REÏ.

Le roi, qui l'a donné.

WOLSET.

II faut donc que ce soit lui-même en personne.

SCP.BEY.

Prêtre, ta es un traître orgueilleux.

WOISET.

Lord orgueilleux , tu mens : il y a quarante heures, Surrey aurait préféré se voir brûler la langue plutôt que d'articuler ce qu'il vient de dire.

SORREV.

Péché revêtu d'écarlale, Ion ambition a ravi à ce pays en deuil le noble Euckingham, mon beaupère. Les têies de tous les cardinaux tes confrères, en y joignant la tienne, et tout ce que tu as de meilleur , ne valaient pas un cbeveu de la sienne. Malédiction sur ta politique! Tu m'envoyas en Irlande en qualité de gouverneur, loin de celui que j'aurais pu secourir, loin du roi, loin de tous ceux qui pouvaient procurer le pardon de la faute que tu lui imputais; et pendant ce temps ta bouté suprême, émue pour lui d'une pitié sainte, l'absolvait avec la hache.

WOLSEY

Je réponds que ceci et tout ce que ce lord babillard met sur mon compte, est de la dernière fausseté. Le duc a reçu le châtiment qu'il avait légalement mérité : combien, dans sa mort, j'ai élc innocent de toute haine privée . son noble jury et l'infamie de sa cause sont là pour l'at- Icsler. Si j'aimais A parler, mjlords, je vous dirais qu'il y a en vous aussi peu de bonne foi que d'honneur ; j'ajouicrais que sous le rapport de la loyauté et de la tidélité au roi, mon royal maître, je puis mettre au défi de me valoir un homme plus solide que Surrey et tous ceux qui se plaisent à ses extravagances.

SCRRET.

Par mon ame , prêtre , ta longue robe te protège; sans quoi tu sentirais dans ta poitrine la lame de mon épée. — M) lords, pouvez-vous endurer tant d'arrogance , et de la part d'un pareil homme? Si nous nous laissons ainsi lâchement dominer par un morceau d'écarlatc, adieu la noblesse; son émiiience peut hardiment lever la teie; pour nous effrayer comme des moineaux il suffira de son chapeau rouge.

WOISEY.

Totite vertu est du poison pour ton estomac.

SURREY

Oui, la vertu qui consiste à réunir dans tes mains, par d'odieuses extorsions, toutes les richesses du pays; la vertu de tes lettres interceptées, de tes missives au pape contre le roi; ta vertu, puisque tu m'y provoques, sera rendue notoire. — Mylord de Norfolk, au nom de votre sang Véritablement noble, par votre sollicitude pour le bien public, pour les prérogatives de uotre nowesie inëptisée, de nos enfans, qui, si cet homme

continue à vivre, seront à peine des gentilshornmes ; déroulez la vaste liste de ses crimes, les méfaits de sa coupable vie. — [A Wolsey.) ]e •..•ut quece récit le fasse lever en sursaut, lord cardi .al, comme le jour où le bruit de la sainte crécelle t'éveilla dans les bras de ta brune maiirease.

WOLSEY

Quel profond mépris j'éprouverais pour cet homme, si je n'étais retenu par la charité!

NORFOLK

Ces faits, mylord, ont été mis sous les yeux du roi; dans tous les cas, ils sont abominables.

WOLSEY

Mon innocence n'en apparaîtra que plus brillante et plus pure, quand le roi connaîtra ma loyauté.

StIRREY.

Cela ne vous sauvera pas. Je rends grâce à ma mémoire de ce que je me rappelle quelques-uns des méfaits en question ; et je vais les produire : maintenant, si vous pouvez rougir, et vous avouer coupable, cardinal, vous montrerez du moins un reste de pudeur.

■WOLSET.

Parlez: je brave toutes vos accusations : si je rougis, ce sera de voir un gentilhomme manquer de savoir-vivre,

SDRRET.

J'aime mieux manquer de savoir-vivre, et conserver mâiéte sur mesppauIes.ÈcoutezJonc: vous étesaccusé premiéremenid'avoir, sansle consentementetàrinsu du roi, travaillé à vous faire nommer lésât, et, à l'aide de ce pouvoir, invalidé la juridiction de tous nos évêqucs.

NORFOLK

D'avoir dans toutes vos lettres adressées à Rome, et aux princes étrangers, adopté cette formule : ego et rex meus *, dans laquelle vous preniez le pas sur le roi lui-même.

SCFFOLK.

En outre, quand vous frites envoyé en ambassade auprès de l'empereur, sans en donner connaissaocc ni au roi ni au conseil , vous avez eu l'audace d'emporter en Flandre le grand sceau.

SURREY

Item , vous envoyâtes de pleins pouvoirs à Grégoire deCassalis, pour conclure, sans l'autorisation du roi ou le consentement de l'état, une alliance entre sa majesté et Ferrare.

SOFFOLK.

Par un excès d'orgueil , vous avez fait frapper l'empreinte de votre chapeau de cardinal sur ta monnaie du roi.

sdSrey.

En outre, vous avez envoyé à Rome des sommes énormes, — par quels moyens acquises, j'en fais juge votre conscience, pour vous aplanir les voies aux dignités, au grave préjudice de tout le royaume. Il est f-neore un grand nombre d'autres méfaits dont, attendu qu'ils sont de vous, et infâmes, je ne veux pas souiller ma bouche.

* jtfoi et mon. roi. {Hvte du traducteur,^

MAGASIN THEATRAL ETRANGER

LE LORD CHAHBEILAN.

O mylord, n'accablez pas trop rudement un homme qui tombe; c'est vertu de l'épargner. Ses fautes sont soumises à la juridiction des lois ; que ce soient elles, et non vous, qui le punissent. Mon cœur saigne de le voir déchu à ce point de sa graudeor première.

SORRET.

Je lai pardonne.

8nFF0lB.

Mylord cardinal, attendu que tous les actes récemment accomplis par vous dans ce royaume en vertu de vos pouvoirs de légat, tombent sous la juridiction pénale , — la volonté du roi est que les dispositions de la loi vous soient appliquées; qu'on procède à la confiscation de toutes vos propriétés, tsrres, domaines, biens meubles et immeubles quelconques; et que vous soyez mis hors de la protection du roi : voilà ce que j'ai ordre de vous annoncer.

KORFOLK.

Sur ce, nous tous laissons â vos méditations, pour réformer votre vie. Quant i votre refus insolent de nous rendre le grand sceau , le roi en sera informé, et vous en remerciera sans doute. Adieu donc, mou bon petit lord cardinal.

Toos sortent, à l'e:.; piion de VToisEt.

woLSET, seul.

AdieudoDC au peu de bien que vous me voulez; adieu, un long adieu à toutes mes grandeurs 1 Telle est la destinée de l'homme; aujourd'hui il déploie les tendres feuilles de l'espérance; demain il se couvre de fleurs, et s'épanou'i dans tout son OTRupil : le troisième jour, survient une gelée, une gelée meurtrière; et au moment où il croit dans sa simplicité naïve, que sa grandeur touche au point de sa ma uriié, — • le froid tue sa racine, et alors il tombe comme moi. Comme ces enfans imprudons qui nagent avec des vessies, pendant un grand nombre d'étés je me suis hasardé dans un océan de gloire où mes pieds ne touchaient pas le fond; à la fin, mon orgueil gonflé d'air a crevé sous moi ; et voilà qu'il me laisse , vieux et délabré, à la merci d'une mer redoutable qui va pour jamais m'engloutir. Pompes vaines, frivoles grandeurs de ce monde, je vous hais : je sens mon cœur s'ouvrir à de nouveaux sentimeus. Ohl combien est malheureux l'homme qui fait dépendre son bonheur de la faveur des grands! Entre le sourire auquel nous aspirons, le caressant regard des princes, et la ruine qu'entraîne leur disgrâce, il y a pour lui plus de transes et d'angoisses que la guerre n'en fait éprouver, que n'en ressentent les femmes; et quand il tombe, il tombe comme Lucifer, en disuot adieu ù l'esiiérauce.

Entre CUOMWELL, l'air consterne.

woLSEV, continuant. -,

Eh bien, qu'y a-t-il, Cromwellî

CItOHWELL.

Je n'ai pas la force de parler, mylord.

WOLSEY

Quoi donc, te voilà consterné à la vue de mti malheurs? Peux-tu t'étonner qu'un homme puissant décline? Âh! si tu pleures, c'est l'annonce qsc ma chute est complète et certaioe.

CnOUWELL.

Comment se trouve votre èminence?

WOLSEY

Mais bien; je n'ai jamais été si heureux, cher Cromwell ; je sens au-dedans de moi une bien supérieure à toutes les grandeurs de la len une conscience calme et tranquille. Le roi a^i guéri; je lui en rends d'humbles actions de gràMt; il a par pitié déchargé mes épaules, ces piliers (pi ruines, d'un fardeau sous lequel une flotte coulf* rait à fond. Un excès de grandeur, oh! c'est |ii fardeau, Cromwell, c'est un fardeau trop pesj|l pour un homme qui aspire au ciel. •

CItOUWELL. j

Je suis charmé de voir votre èminence faire it l'adversité un si bon usage. '

WOLSEY. I

le l'espère, du moins: j'ai dans l'ame une tcn fortitude, que je me sens capable de suppoript des malheurs plus nombreux et plus grands qu^ faiblesse de mes ennemis n'oserait m'en inDigt; Quelles nouvelles dans le monde? ^

CnOUWELl.

La plus douloureuse et la pire est votre disgrlM auprès du roi.

WOLSEY

Dru le bénisse t \

CROUWELL. ^

La seconde, c'est que sir Thomas More est nop» mé lord chancelier à votre place.

WOLSEÏ.

C'est procéder un peu vite ; mais c'est un hoi instruit. Puisse-t-il conserver long-temps la fai du roi, et rendre la justice en n'obéissant qu'à' vérité et à sa conscience! Arrivé au terme d» carrière, puisse-t-il dormir en paix, et les lari des orphelins arroser sa tombe I

Cr.OUVVELL.

Cranmer est de retour; il a reçu un graei<|l accueil, et il est installé lord archevêque de lerbury.

WOLSEY

Voilà du nouveau, en ciïet.

CROUWELL.

Enfin, lady Anne, que le roi a depuis long-lem|| épousée en secret, acte vue aujourd'hui publiqti> ment, se rendant à la chapelle, dans l'appartl des reines, et il n'est btuit que de 60O procbii*

CMS

HEiMU VIII.

WOISEY.

Voilà le poids qui a précipité ma chute. O Cromwell . le roi m'échappe sans retour. Ces' celte femme qui a causé à jamais ma ruine. Kul soleil ne luira plus sur ma gloire, et ne dorera de sa lumière les (lots de courtisans qui briguaient mon sourire. Va, quitte-moi, Cromwell: je ne suis plus qu'un homme déchu, indigne maintenant d'être ton seigneur et ton maître. Va trouver le loi ; — puisse ce soleil n'avoir jamais de déclin 1 — Je lui ai dit quel homme tu es, et combien tu es fidèle : il favorisera ton avancement. En souvenir de moi, — car jeconnais sa noble nature, il ne voudra pas laisser sans récompense les loyaux services. Mon cher Cromwell, ne le néglige poinl; songe à tes intérêts, et assure-toi un poit dans l'avenir.

CBOHWELL.

0 iDylord, faut-il donc que je vous quitte î faut-il que j'abandonne un maître si bon, si noble, si loyal? Soyez témoins, ("> vous qui n'avez pas un cœur de fer, avec quelle duuleur Cromwell se sépare de son maître. Le roi aura mes services ; mais mes vœux et mes prières seront à jamais pouf vous.

WOLSEt.

Cromwell, je ne croyais pas répandre une seule larme dans toutesmesinforttfnes; mais lumeforces, par ton loyal attachement, à montrer la faiblesse d'uue femme. Essuyons nos pleurs, Cromwell, et entends mes derniers conseils. Quand je serai oublié, comme j'ai la certitude de l'être, quand je dormirai sous le marbre glacé de la tombe, et qu'il ne sera plus question de moi dans le monde, dis que je t'ai donné une leçon utile j dis que ce

même Wolscy, — qui avait marché dans les sentiers de la gloire, et sondé toutes les profondeurs, tous les étueils de la puissance, — a tiré pour toi de son naufrage même un moyen d'assurer toa élévation, un moyen certain et infaillible, bien que ton maître l'eût négligé. Observe seulement ma chute, et ce qui l'a causée. Cromwell, je, t'en conjure, rejette loin de toi l'ambition ; c'est par ce péché que sont tombés les anges; comment donc l'homme, image de son créateur, pourrait-il espérer d'y trouver un moyen de succès ? Ne songe à toi qu'en dernière ligne; affectionne les cœurs qui te haïssent : la corruption n'obtient pas plus que la probité. Porte toujours dans ta main droite la paix bienveillante, pour imposer silence à l'envie. Sois juste, et ne crains rien. N'aie en vue que l'intérêt de ton pays, la gloire de ton Dieu et la vérité; alors, si tu tombes, ô Cromwell, tu tomberas avec la couronne bienheureuse des martyrs. Sers le roi; et maintenant, viens me reconduire chea moi. Là, fais un inventaire de tout ce qua je possède, jusqu'à la dernière obole; tout appartient au roi; ma robe et mon intégrité envers lo ciel sont tout ce que je puis dire mien. 0 Cromwell, Cromwell, si j'avais servi mon Dieu avec la moitié seulement du zèle que j'ai mis à servir mon roi, il ne m'aurait pas, dans ma vieillesse, livré sans défense en butte à mes ennemis

CROUWELL.

Slylord, ayez de la résignation.

WOLSEY

J'en ai aussi. Adieu, espérances de couri c'est dans le ciel que réside désormais mon espoir. Ils sortent.

IIN BD TROIaliMI tCTE.

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