‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 336 sur 633 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

Due rue dans Westminster.

DEUX BOURGEOIS se rencontrent

PREMIER BOURGEOIS

Je suis charmé qne nous nous retrouvions ensemble.

DEeXIÈUE COCRGEOIS.

J'en suis bien aise également.

PREMIER ROlRr.EOIS.

Vous venez pour prendre ici votre place, et voir passer lady Aune, à son ictour du ronronnement?

DEUXIÈME B0tir.CE01S.

lone viens pa? d:^n^ uu aiitrt; but La prcmièra

fois que nous nous sommes vus, le duc de Bue kingham revenait ùu tribunal.

rBEMlEK BOURGEOIS.

Cela est vrai ; mais alors c'était un jour de deuil; aujourd'hui c'est un jour de joie universelle.

DEOXlÈME BOURGEOIS.

C'est lort bien : certes, on peut dire que les bourgeois ont amplement déployé leurs sentimens d'affection pour lo roi; et on doit leur rendre cette justice qu'ils ne sont jamais en retard qu.mil il s'agit de célébrer des jours comme cclui-fi par les spectacles, la pompe extérieure, et, ics manifestations publiques,

IT.EMlER BOURGEOIS.

H n'y en eut jamaisde plus éclalautcs, et jamais je vuu; assure, de mieux placées.

MAGASIN THEATRAL ÉTRANGER

DEUXIEME noiinGKOis.

Piiis-je prendre la liberté de vous demander ce que contient ce papier que vous tenez à la main?

PREUIER BOURGEOIS.

Oui ; c'est la liste de ceux qui, en vertu d'anciens usages, ont le privilège de figurer aujourd'hui dans les cérémonies du couronnement. Le duc de Sufîolk est le premier, et devra figurer comme grand-maître de la maison du roi ; puis vient le duc de Norfolk, comme comte maréchal; vous pouvez lire le reste.

DEUXIÉUE COCRGEOIS.

Je vous remercie; si je n'étais pas au fait de ces coutumes, j'aurais consulté ce papier pour m'en instruire. Mais, dites-moi, je vous prie, qu'est devenueCatherine.la princesse douairière? quelle est sa position?

PREMIER BOURGEOIS

C'est ce que je puis également vous apprendre. L'archevêque de Canterbury, accompagné d'autres savans et vénérables ecclésiastiques, a tenu dernièrement une cour de justice à Dunstable, à six milles d'AmpiLill, où résidait la princesse; sommée plusieurs fois de comparaître devant eux, elle s'y est refusée ; bref, on a donné défaut contre elle, et prenant en considération les récens scrupules du roi, le divorce a été prononcé, et le mariage annulé ; après quoi elle a été transférée à Kimbolton, où elle est actuellelnent souffrante et malade.

DEUXIÈME BOUCCEOIS.

Hélas! la vertueuse dame! — {Bruit de trompettes. ) J'entends les trompettes ; tenons-nous ici; la reine va venir.

Arrive le corlCge du couronnement,

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