I.E ROI BCMRI
Prends courage; leur triomphe n'ira que jusqu'où je voudrai. Rassure-toi; ne manque pas, ce matin, de comparaître devant eux. Si à la suite des accusations articulées contre toi, ils décident ton arrestation, fais valoir contre cette mesure les raison.s les plus convaincantes, les motifs les plus iorts que ton éloquence te fournira : si toutes tes instances sont inutiles, remets- leur cet anneau, {il détache son annemi et le lui donne) et déclare que tu en appelles à nous-méme. — Voyez, il pleure, l'excellent homme 1 II est plein de loyauté, sur mon honneur. Sainte mère de Dieo, son cœur est pur et intègre, je le jure; — va, et fais ce que je t'ai ordonné.
Cbanher .sorr,
LE ROI ; seul, continuant.
Les larmes lui ont coupé la parole.
Entre UNE VIEILLE DAME.
ONE VOIX, du dehors.
Revenez, Que demandez-vous?
LA VIEILLE DAME
Je ne veux point retourner sur mes pas ; la noo< velle que j'apporte servira d'excuse à mon infraction à l'étiquette. — {An roi. ) Que les anges du ciel planent sur votre tête royale et couvrent votre personne de l'ombre sainte de leurs ailes!
LE ROI DENRI.
A ta mine, je devine ton message. La reine estelle délivrée? Dis oui et ajoute que c'est d'un garçon.
LA VIEILLE DAME
Oui, oui, sire ; et d'un charmant garçon encorel Dieu la bénisse maintenant et à toujours t — C'est une fille qui nous promctdes garçons plus tard. Sire, la reine désire vous voir et vous faire faire connaissance avec la nouvelle venue; elle vous ressemble comme une cerise à une cerise.
LE ROI DENRI > appelant.
LoveUt —
Entre LOYELl.
SircI
HENRI VIII
nb
i.r, r.oi ntNRi.
Donne-lui cent marcs. Je vais voir la reine.
Le Koi son.
LA VIEILLE DAME
Cent marcs I Par celte lumière, j'en veux davantage; c'est un cadeau bon tout au plus pour un valet : j'aurai davantage, ou nous saurons pourquoi. Est-ce donc pour si peu que je lui ai dit que sa fille lui ressemble? J'aurai davantage, ou je rétracte mon compliment; allons battre le fer pendant qu'il est chaud.
Ils sortent.