SCENE IV
Ud camp dans le pays ,1e Galles.
Arrivent SALISBURY el UN CAPITAINE.
LE CAPITAINE
Mylord de Salisbury, nous avons attndu dix jours ; c'est à grand' peine que nous avons |iu retenir nos compatriotes; et cependant nous n'apprenons aucune nouvelle du roi ; c'est pourquoi nous allons nous disperser. Adieu.
SALISBURY
Attendez encore un jour, loyal Gallois ; le roi a placé en vous toute sa confiance.
LE CAPITAINE
L'opinion générale est que le roi est mort; nous ne voulons plus attendre. Dans nos campagnes, les lauriers sont tous flétris, et des météores portent l'épouvante parmi les étoiles fixes du ciel. La lune au pâle visage montre ii la terre sa face couleur de sang, et des prophètes, au corps amaigri, annoncent tnut bas de redoutables cliaiigemens ; le front des riches est soucieux; les scélérats bondissent de joie; les premiers, dans la crainte de perdre ce qu'ils possèdent; les autres, dans l'espoir de s'enrichir par le pillage et la guerre Ces signes sont les avantcoureurs de la mort ou de la chute des rois. — Adieu, mes compati iotes sont partis et ont pris la fuite, dans la ferme conviction que Richard, leur roi, est mort.
Il s-élmene
oopr
trtsiesse, je
SALISBUtt
Ahl Richard! le ccpi vois ta gloiie, pareille à une éioile filante, ti'mber du firmament sur la terre. Ton soleil se louche en pleurant dans l'occident solitaire, annonçant les orages, les malheurs et les troubles que l'avenir recèle. Tes amis désertent et volent andevant de les enrrenris, et tout se réunit contre ta fortune.
Il s'fl.iKM.