‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 392 sur 633 · ACTE TR0ISIE3IE · texte numérisé non relu

ACTE TR0ISIE3IE

Même lieu. ^- La reine des fe'es est endormie.

Arrivent LZCOmG, VILBREQUIN, LANAVETTE, FLCTÉ , MUFLE , et MEURT-DE-FAIM.

LANAVETTE.

Sommes-nous tous ici }

LECOIHG.

Bon, bon ; voilà un endroit admirable pour faire notre répétition. Cette pelouse sera notre scène, ce bosquet d'aubépine, nos coulisses ; et nous allons jouer la pièce tout comme nous la jouerons devant le duc.

LANAVETTE.

Pierre Lecoing, —

LSCOINO.

Que dis-ra, LanavetteT

LANAVETTE.

Il y a dans cette comédie de Pyrame et Thisbê des choses qui ne plairont pas. D'abord, Pyrame doit tirer son épée et se tuer; c'est ce que les dames ne supporteront pas. Que répondez-vous i cela }

UDFLE.

Par ma foi, voilà un danger qu'il faut éviter!

MEORT-DE-FAIH.

Je pense que, tout considéré, il faut renoncer à la tuerie.

LANAVETTE.

Pas du tout : j'ai un expédient qui conciliera tout. Écrivez-moi un prologue, et que ce prologue donne à entendre que nous ne ferons de mal à personne avec nos épées , et que Pyrame ne se tue que pour rire ; pour plus grande assurance, dites-leur que moi, Pyrame, je ne suis pas Pyrame, mais bien le tisserand Lanavette. Cela fera cesser toute espèce de crainte.

LSCOINC.

Eb bien I nous aurons un prologue de ce genre, et il sera écrit en vers de huit et de six*.

LANAVETTE.

Non, mettez-en deux de plus; qu'on l'écrive en vers de huit et de huit.

UDFLE.

Lo lion n'elTraiera-t-il pas les dames?

* D c huit et de six sjUaLcs. (Note du traduct eur.)

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