ACTE TR0ISIE3IE
Même lieu. ^- La reine des fe'es est endormie.
Arrivent LZCOmG, VILBREQUIN, LANAVETTE, FLCTÉ , MUFLE , et MEURT-DE-FAIM.
LANAVETTE.
Sommes-nous tous ici }
LECOIHG.
Bon, bon ; voilà un endroit admirable pour faire notre répétition. Cette pelouse sera notre scène, ce bosquet d'aubépine, nos coulisses ; et nous allons jouer la pièce tout comme nous la jouerons devant le duc.
LANAVETTE.
Pierre Lecoing, —
LSCOINO.
Que dis-ra, LanavetteT
LANAVETTE.
Il y a dans cette comédie de Pyrame et Thisbê des choses qui ne plairont pas. D'abord, Pyrame doit tirer son épée et se tuer; c'est ce que les dames ne supporteront pas. Que répondez-vous i cela }
UDFLE.
Par ma foi, voilà un danger qu'il faut éviter!
MEORT-DE-FAIH.
Je pense que, tout considéré, il faut renoncer à la tuerie.
LANAVETTE.
Pas du tout : j'ai un expédient qui conciliera tout. Écrivez-moi un prologue, et que ce prologue donne à entendre que nous ne ferons de mal à personne avec nos épées , et que Pyrame ne se tue que pour rire ; pour plus grande assurance, dites-leur que moi, Pyrame, je ne suis pas Pyrame, mais bien le tisserand Lanavette. Cela fera cesser toute espèce de crainte.
LSCOINC.
Eb bien I nous aurons un prologue de ce genre, et il sera écrit en vers de huit et de six*.
LANAVETTE.
Non, mettez-en deux de plus; qu'on l'écrive en vers de huit et de huit.
UDFLE.
Lo lion n'elTraiera-t-il pas les dames?
* D c huit et de six sjUaLcs. (Note du traduct eur.)