‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 41 sur 633 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Le pays de Galles. — Une plaine devant le cliâleau de Flinl.

Arriveni, tambour ballani, enseignes di'ployées, BOLINGBROKE et ses Troupes, YORK, ^0R- THl'MliERLAND, et autres.

BOLIXGBROKE.

Ainsi cet avis nous apprend que les Gallois sont dispersés, et que Salisbury est allé rejoindre le roi. récemment débarqué sur cette côte avec quelques amis.

NOKTHUMBERLAXD.

Voilà une bonne et agréable nouvelle, mylord; Richard est venu non loin d'ici cacher sa tcte. touk.

Il serait plus séant au lord Northumberland de dire le roi Richard. — Malheur au jour où le roi légitime serait obligé de cacher sa tête !

NOKTBUKISEKLAXD.

Votre altesse me juge mal; je n'ai omis son litre que pour abréger.

ÏOUK.

Il fr'tun temps où cette liberté aurait pu vous Coûter cher, et où le roi aurait bien pu, en retour «le cette abréviation, vous raccourcir de toute la tcte.

BOLINGBRORE.

Mon oncle, n'interprétez pas les choses plus mal que vous ne le levez.

TOr.K.

Mon neveu, ne poussez pas les choses plus loin

que vous ne le devez, autrement vous pourriez vous méprendre. Le ciel est au-de.ssus de vous.

BOLINGBIXOKE.

Je le sais, mon oncle; aus^i je ne m'oppose point à sa volonté. — Mais qui vient ici?

BOLINGBROKE, COUlillIltitU

Eh bien, Henri, est-ce que cette forteresse ne veut pas se rendre?

PEUCÏ.

Une garnison royale, mylord, vous en défend l'entrée.

BOLIMGBBOKE.

l'ne garnison royale! Je ne pense pas qu'elle renferme un roi.

Page 1