‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 410 sur 633 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Corioles. — La salle <lu sdnal.

finirent TULLUS AUFIDIUS et PLUSIEURS .-^ÉNA TEURS.

PREMIER SÉNATEUR

Ainsi, Aufîdius, votre opinion est que les Romains ont pénétré nos projets, et sont instruits de ce que nous voulons faire?

AUFIDIUS

N'est-ce pas votre avis? Quel projet avons-nous jamais pu mettre à exécution avant que Rome en eût connaissance ? 11 y a quatre jours à peine que j'ai reçu des nouvelles de cette ville. Voilà ce qu'on me mande : je crois que j'ai la lettre sur moi ; justement, la voici ! — (// lit. ) « On a rasu semblé des troupes; maison ignore si elles sont » destinées pour l'est ou pour l'ouest. La disette » est grande, le peuple est en insnnection, et le » bruit court que Cominius, Marcius, 'votre vieil » ennemi, plus haï des Romains que de VCMS, eî » Titus Lartius, Romain plein de vaillance doi- » vent coi»aiander cette armée. Il ^st proluble » que c'est vous que menacent ces préparatifs; » mettez-vous sur vos gardes. »

PREMIER SÉNATEUR

Notre armée est en campagne; nous n'avons jamais douté que Rome ne fût en mesure de nous combattre.

AUFIDIUS

Et vous avez jugé prudent de tenir vos desseins secrets, jusqu'au moment où il faudrait de nécessité les dévoiler; il parait que Rome en a été instruite à l'avance. Leur découverte nous fait un devoir d'en précipiter l'exécution et de modifier notre plan, qui était de nous emparer successivement de plusieurs villes, avant même que Rome sût que nous avions pris les armes.

DECXIEUE SÉNATEUR,

Noble Aufidius, prenez votre commission; et allez rejoindre vos troupes. Laissez-nous seuls garder Corioles. Si les Romains viennent camper sous nos murs, amenez votre armée, et faites-leur lever le siège; mais vous reconnaîtrez, je crois, que leurs préparatifs n'étaient pas dirigés contre nous.

AUFIDIUS

Oh ! n'ayez aucun doute à ces égard. Il y a plus; quelques-unes de leurs forces sont déjà en marche, et viennent droit à nous. Je vous quitte, seigneurs. Si Caïus Marcius et moi, nous venons à nous rencontrer, nous avons fait serment de ne cesser lecombat, que lorsque l'un de nous restera sur la place.

TOUS l.ES SÉNATEURS.

Que les dieux vous secondent!

xMAGASIN THEATRAL ETRANGER.

AIIPIDIUS.

!i qu'ils VOUS gardent sains et saufs !

PHEUinil SËNATBI'.n.

Al.rul

DEUXIÈUE SÉNATbUrw

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TODS.

V'iiou!

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