‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 421 sur 633 · UN OFFICIER · texte numérisé non relu

UN OFFICIER

Le voici.

Rentre CORIOLAN.

MÉNENIDS.

Coriolan, le sénat avec joie vous nomme consul. '

CORIOLAN

Je lui consacre, comme par le passé, ma vie et mes services.

MÉNÉNICS.

Il ne vous reste plus qu'à parler au peuple.

CORIOLAN

Je supplie qu'on me dispense de cet usage; je nepuis me résoudre à revêtir la robe de suppliant, à me présenterau peuple la tête nue, & le prier,! en lui montrant mes blessures , de m'accorder' son suffrage; veuillez m'épargncr cette formalité.

SICINIUS.

Seigneur, le peuple doit avoir son vote; il est décidé à ne rien rabattre des formalités requises.

MÉNÉNIUS

Ne leur donnez point ce prétexte; conformezvous à l'usage, je vous en conjure; et à l'exemple de vos prédécesseurs , obtenez le consulat dans les formes requises.

COItlOLAM.

C'est un r41e que je ne pourrai jouer saus rougir , et l'on devrait bien enlever ce privilège au peuple.

BRUTUS, à Sicinius,

L'eutendei-ïous!

CORÎOLAIN.

COBIOLAH.

Moi, leur faire de longs discours, leur dire comme quoi j'ai fait ceci, et cela, leur montrer des blessures depuis long-temps cicatrisées, et que je devrais cacher avec soin, comme si je ne les avais reçues qu'en vue du salaire de leurs suffrages! —

HÉNÉNIOS.

Ne VOUS arrêtez point à cela. — Tribuns du peuple, nous vous recommandons d'appuyer auf>rès de lui le vœu du sénat ; et nous souhaitons bonheur et gloire i votre noble conseil.

LES SÉXATECRS.

Bonheur et glaire à Cariolan !

Fanfare. Les séoateurs sortent. 11 ne reste qut Brulu3 et Sicmius.

BROTOS.

Vous voyez comme il entend traiter le peuple.

SICINICS.

Puissent les citoyens lire dans sa pensée! Il sollicitera leur suffrage en homme qui regrette qu'il soit en leur pouToir d'accorder ce qu'il demande.

BRCTCS.

Allons les informer de ce qui vient de se passer ici : je sais qu'ils nous attendent sur la place publique.

Ils sortent.

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