‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 474 sur 633 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Une autre partie du cbampde bataille.

Le bruit du combat continue. Arrivent en combattant des soldats de l'une et l'autre armée ;puis BRUTUS, CATON, LUCILIUS et autres.

BRUTUS

Compatriotes, continuez à combattre de pied ferme !

CATON

Quel cœur dégénéré ne le ferait? Qui veut venir avec moi ? Je vais proclamer mon nom sur le champ de bataille. — Je suis le fils de Marcus Caton ! le fléau des tyrans, l'ami de ma patrie ! je suis le fils de Marcus Caton !

Il c\,a,ge l'ennemi.

BRUTUS

Et moi je suis Brutus, Marcus Brutus, l'ami de mon pays : reconnaissez-moi pour Brutus.

Ils'éloign

ant Vt

i;Ca

'Stlue cl tomlit

0 jeune et noble Caton, te voilà donc tombé? tu

meurs aussi courageusement que Titinius; tu

viens de prouver que tu étais le fils de CalOD.

Des Soldats s'approchent de lui.

PREUIER soldat.

Rends-toi, ou tu es mort.

LUCILIUS

Je me rends, mais à la condition de mourir. ( Il lui offre de l'or.) Prends cet or, et tue-moi i |

.lUf.ES CES».».

l'instant ; tue Brutus , et illustre-toi par sa mort.

PBEHIEK SOLDAT.

Nous ne le tuerons pas, — c'est un noble prisonnier.

DBCXIÈUE SOLDAT.

Holàl place! dites â Antoine que Brutus est pris.

PRBUIER SOLDAT.

Je vais lui dire cette nouvelle. — Voici le général. —

Arrive ANTOINE.

PREMIER SOLDAT, Continuant.

Brutus est pris, Brutus est pris, seigneur.

AMTOINE.

Où est-il?

LCCILICS.

En sûreté, Antoine; Brutus est en sûreté. J'ose t'affirmer que jamais ennemi ne prendra le noble Brutus vivant. Les dieux le préservent d'une telle ignominie ! En quelque lieu que lu le trouves, vivant ou mort, tu le trouveras toujours Brutus, toujours lui-même.

AWTOISE.

Amis, ce n'est point Brutus ; mais c'est une prise qui n'est pas moins glorieuse. Gardez bien cet bomme; qu'on lui prodigue tous les égards. J'aimerais mieux avoir de tels hommes pour amis que pour ennemis. Allez voir si Brutus est vivant ou mort, et revenez à la tente d'Octave nous rendre compte de tout.

Ils s'êloicDent.

Écoute, Dardanius.

Il lu

rl« à l'oreille

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