‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 5 sur 633 · I. 'aussi grand cœur que jo reniile diable · texte numérisé non relu

I. 'aussi grand cœur que jo reniile diable

LADY FACCOKBItIDGE.

Le roi Richard Cœur-de-IJon fut ton père; cédant à ses longues et pressantes sollicitations, je consentis à le recevoir dans le lildemonépoux. — Veuille le ciel ne pas me demander compte de celle transgression! — Tu es lefruilde cette faute si chère, à laquelle m'cntiaîna une force irrésistible.

LE BATARD

Par ce jour qui nous luit, si j'étais encore à faire, je ne vaudrais pas d'autre père que celui-là. Il esl ici-bas des fautes qui emporteut leur excuse avec elles, et la vôtre est de ce nombre; elle ne

fut pas le résultat d'un égarement insensé. Vous ne pouviez faire autrement que de succomber; votre cœur s'est donné en tribut à l'amour tout puissant d'un homme dont la furce invincible avait vaincu le lion lui-même, et l'avait contraint à lui livrer son cœur. Celui qui arrache le cœur des lions peut bien séduire celui d'une femme. Oui, ma mère, je vous remercie cordialement de m*avoir donné un tel père : quiconque osera dire que vous avez fait mal quand vous m'avez conçu, j'enverrai son ame aux enfers. Venez, ma mère, je veux vous présenter à ma famille. Tous diront avec moi que le jour ou Richard m'engendra, c'eût été un péché que de lui dire non. — Quiconque prétend quece fut une faute, en a menti ; je soutiens, moi, que ce n'en fut pas une.

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