‹ Œuvres dramatiques. Traduction nouv. par Benjamin Laroche. Précédée d'une introduction sur le génie de ShakespeareChapitre 89 sur 633 · NORTON · texte numérisé non relu

NORTON

Vous êtes trop haut placé pour que j'ose vnu démentir. Votre pressentiment n'est que tr»p vrai, vos craintes que trop certaines.

NOiaUUHBEULAND.

Cependant, tu ne me dis pas que Percy est mort. Je lis un étrange aveu dans tes regards. Tu secoues la tête; tu crains, ou tu te fais un scrupule de me dire la vérité. S'il est tué, dis-le-moi. Elle ne saurait m'uffenser la voix qui m'annoncera son trépas. Il est coupable celui qui calomnie les morts ; mais ce n'est pas calomnier que de dire des morts qu'ils ne vivent plus. Toulcfuis, le premier messager d'une fâcheuse nouvelle est chargé d'une tâche ingrate, et, à dater de ce moment, sa voix fait sur nous l'effet dune cloche funéraire sonnant à notre oreille le glas d'un ami qui n'est plus.

LORD BAUDOLPnE.

Mylord, je ne puis croire que votre fds soit mort.

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