ODE IV
Et , maître du talent de plaire , Il règne sur tous les esprits :
L'oiseau qui porte le tonnerre Vient se délasser sur la terre Avec les cygnes de Cypri^.
Ma muse a chanté les Orphées , Ma plume a décrit leurs travaux. Un sage assis sur leurs trophées Peut seul instruire leurs rivaux.
Esprit brillant, vaste génie , Il tient le compas d*Uranie Et la houlette du berger :
C'est a lui d'ouvrir la barrière , Et d'aplanir une carrière Dont l'éclat couvre le danger.
L'empire françois et l'Europe , Dans le tableau le plus touchant , Offrent aux fils de Calliope Un sujet digne de leur chant.
La foudre gronde sur nos tètes ; Le bruit effrayant des tempêtes Eclate'long- temps dans les airs :
La nuit étend ses voiles sombres ; Mais le soleil , vainqueur des ombres , Sort plus brillant du sein des mers.
Je vais rappeler la mémoire De ce (kmeux événement :