LÉANDRE ET HÉRO
IjCS ombres , du haut des montagnes , Se répandent sur les coteaux ; On voit fumer dans les campagnes Les toiu rustiques des hameaux ; Sous la cabane solitaire De Philémon et de Baucîs Brûle une lampe héréditaire , Dont la flamme incertaine éclaire La table où les dieux sont assis.
Errant sur des tapis de mousse , Le ver qui réfléchit le jour Remplit d'une lumière douce Tous les arbustes d'alentour.
Le front tout couronné d'étoiles La nuit s'avance lentement , Et l'obscurité de ses voiles Brunit l'azur du firmament ; Les songes traînent en silence Son char parsemé de saphirs; L'Amour dans les airs se balance Sur l'aile humide des zéphyrs.
O toi, si long-temps redoutée,