CONTE
Ainsi qu'Hébé , la jeune Pompadour ,
A deux jolis trous sur sa joue ; Deux trous charmants où le plaisir se joue , Qui furent &its par la main de l'Amour. L'enfant ailé, sifùs un rideau de gaze, La vit dormir, et la prit pour Psyché. Qu elle étoit belle ! A l'instant il s'embrase : Sur ses appas il demeure attaché.
Plus il la voit , plus son délire augmente; Et, pénétré d'une si douce erreur,
Il veut mourir sur sa bouche charmante y Heureux encor de mourir aon vainqueur !
Enchanté des roses nouvelles y
D^un teint, dont Féclat éblouit, Il les touche du doig^ , elles en sont plus belles ; Chaque fleur sous sa main s'ouvre et s'épanouit. Pompadour se réveille , et l'Amour en soupire ; Il perd tout son bonheur en perdant son délire : L'empreinte de son doigt forma ce joli trou ,
Séjour aimable du sourire ,
Dont le plus sage seroit fou.