GO^CICSION UES PREMIERES AMOURS
' Lorsque les trois voyageurs furent entrés sous le berceau, le jeune inconnu prit la parole, et dit ;
rt Depuis long-temps le riche et beau Kaled était tendrement aimé de la belle Zélida; mais elle était pauvre, ses champs éi aient stériles, et ses prairies, toujours desséëhées par les rayons dn soleil, pouvaient à peine nourrir tm maigre troupeau.' Les parents de Kaled étaient avares ; leurs yeux, fermés sur le mérite et les charmes de Zélida, ne voyaient que sa< pauvreté. Ils avaient 'des champs bien cultivés ; de nombreux troupeaux couvraient leurs pâturages ; ils désiraient que leur fils ajoutât une riche dot *auî( biens i)u'il9 devaient loi laisser un jour. Kaled pouvait choisir une épouse parmi les fîlles les plus riches du canton; mais il aimait et ne voulait épouser que Zélida. £n vain sa famille s'opposait à celte union ; l'amour est plus fort que les parents, et les deux amants bravaient avec constance toutes les séductions de l'intérêt. »
La petite gazelle a bonne envie d'interrompre l'histo- * rien ; son sang bouillonue dans ses veines ^ le feu jaillit de